02 octobre 2007
Le contrôle génétique de l'immigration
D'une part parce que cet amendement bafoue les lois de bioéthiques renouvellées en 2004, dans laquelle il est dit que les tests ADN ne doivent être effectués que dans un but médical, scientifique ou judiciaire (ce qui est d'ailleurs discutable selon les cas), parce qu'il injurie l'idée que la filiation est une affaire de coeur avant d'être une affaire de sang, parce qu'il viole la constitution, qui assure pour tous les citoyens des droits égaux sans distinction "d'origine, de race ou de religion"... il est un devoir pour nous de réagir.
Le collectif "sauvons la recherche" a lancé une pétition, qui doit être transmise avant le passage au sénat. (merci Carmen pour l'info !)
L'homme à abattre s'appelle Thierry Mariani, à bon entendeur...
18 juin 2007
Etonnant, non ?
Même les optimistes ont été surpris ! Attendre et voir, continuons...
Source : lemonde.fr
Merci à mon Helder-procuré.
20 mai 2007
Petit précis de communication politique
Comment distribuer ses tracts quand on se présente à Nantes comme candidat UMP aux élections législatives ?
Nantes, qui a élu en majorité Ségolène Royale au deuxième tour (à 52,85% et 47,15% pour Nicolas Sarkozy, contre 46,1% et 53% pour le score national) et qui a gratifié François Bayrou de plus de 21% de ses votes au premier tour. Premier élément, faire un tract à dominante orange et le tendre aux badauds du marché de ce côté seulement. Ensuite, ne pas mettre de sigle UMP (seule est visible la note "papier recyclé"). Oui, si on le lit, on verra quand même "député de la majorité présidentielle". Mais, avant de lire, on retourne le tract qui montre alors un peu de bleu et... François Fillon ainsi que Jean-Louis Borloo qui assurent de leur soutien au candidat. Bon, là, même sans lire, on comprend qu'il s'agit de l'UMP. Mais ça y est, trop tard, on a le tract en main et on imagine les distributeurs intérieurement morts de rire.
C'est pas wonderful, ça ?
Pour en savoir plus sur le surement pas futur député de Nantes : http://www.francoispinte.fr/
16 mai 2007
Réfutations
Réfutations est un film de Thomas Lacoste, produit par "l'autre association". Il a réunit "16 militants et chercheurs, 16 regards acérés sur le monde que nous prépare Nicolas Sarkozy. Ni haine, ni diabolisation, mais la réalité d'une droite décomplexée en passe d'accéder au pouvoir."
Je l'ai trouvé particulièrement intéressant dans la mesure où ce n'est effectivement pas un autre pamphlet anti-Sarko, ce qui se dit là touche bien plus. Ce film fait parler de points du programme de Nicolas Sarkozy par des spécialistes des domaines concernés. Pour ceux qui sont intéressés et flemmards, j'ai résumé les différentes parties.
Chapitre 1 :
REFUTATIONS 1
Vidéo envoyée par lautrecampagne
...Une menace pour la démocratie
Eric Fassin, sociologue
Nicolas Sarkozy dit une chose et son contraire. Cela ne permet aucun débat, aucune contradiction. De plus, cela engendre la confusion en évacuant la raison de la politique. Ce désordre engendré chez les électeurs entraîne très directement un appel à l'ordre.
... Fiscalité et redistribution
Thomas Piketty, économiste
Nicolas Sarkozy est un réactionnaire. Il veut veut baisser de 4 points de PIB les prélèvements obligatoires. Cela signe une stratégie de désengagement de l'état. En voulant la suppression de l'impôt sur les successions, il est dans la parenté de Bush et de Berlusconi et, comme le montre aussi ses discours sur les pédophiles et les délinquants, il prône l'inéluctabilité de l'inégalité naturelle.
...Travail et retraite
Michel Husson, économiste
Le grand slogan de Nicolas Sarkozy est : "travailler plus pour gagner plus". Sa mesure phare, de mieux rémunérer en les exonérant de charges les heures supplémentaires, est une arnaque : baisse de la qualité des services publics à terme (moins de ressources pour l'état), mesure anti-emploi et revanche idéologique (contre les 35h).
C'est aussi "faire travailler les gens plus longtemps" : Lois Fillon ne tenant notamment pas compte de la pénibilité du travail, etc.
...services publics
Anne Debrégeas, chercheuse
Pour Nicolas Sarkozy, les services publics sont une charge et des profits potentiels : il veut 1. réduire les effectifs et les dépenses et 2. privatiser ce qui est privatisable. Ce n'est pas du pragmatisme, mais du dogmatisme : concentration des richesses, généralisation de la précarité, aggravation de la situation de l'emploi, intention de dresser les citoyens les uns contre les autres.
chapitre 2 :
REFUTATIONS 2
Vidéo envoyée par lautrecampagne
... santé
Christian Lehmann, médecin
Notre système de santé est réputé le meilleur du monde mais il y a de plus en plus d'inégalités (espérance de vie ouvrier/cadre, renoncement au soin, refus de soins). Ce n'est plus patient/soignant mais consommateur/prestataire de service.
... l'école
Bruno Julliard, président de l'UNEF
Nicolas Sarkozy a une vision libérale de l'école : il souhaite soumettre l'école à la logique économique de rentabilité (concurrence des établissements d'enseignement supérieur, entre les individus, pas de remplacement d'un départ de fonctionnaire sur deux) et une vision élitiste (sélection entrée de l'université, bourses au mérite).
... la recherche
Alain Trautmann, chercheur, collectif sauvons la recherche.
Au printemps 2006, les lois UMP sur la recherche tournent le dos aux propositions des chercheurs : création de l'ANR (pas d'indépendance de pensée et d'organisation) et à terme suppression du CNRS. Nicolas Sarkozy a la conviction que la recherche doit être guidée par la recherche du profit maximum et à court terme.
...la culture
Jeanne Balibar, comédienne
Pendant la campagne, il a été très peu question de culture. Le danger de la présidence de Nicolas Sarkozy serait une valorisation de l'idéologie de mercantilisation de la chose artistique et une main-mise malsaine des grands groupes de média sur la culture. Ceci aux dépends de la liberté artistique et de l'aide à la création.
chapitre 3 :
REFUTATIONS 3
Vidéo envoyée par lautrecampagne
... Nicolas, une vision néo-colonialiste
Louis-Georges Tin, Professeur de lettres
Monsieur Tin cite des points de discours de Nicolas Sarkozy, du 7 février 2007 et du 22 juin 2006, parlant de sa vision néo-colonialiste au bord du négationisme. Puis il cite Aimé Césaire dans son "discours sur le colonialisme" ("colonisation égal chosification...")
...l'expérience de Resf
Richard Moyon, porte-parole de Resf (réseau d'éducation sans frontières)
On rend l'immigration responsable de tous les fléaux (chômage, drogue, insécurité, SIDA, délinquance... canicule ??), dans le but de récupérer des voix au FN. La réalité de l'immigration, c'est un élève que rien ne distingue de ses camarades.
...Immigration
Emmanuel Terray, ethnologue
Nicolas Sarkozy prévoit une politique de l'immigration attentatoire au droit et à la dignité des personnes. 1. Législation : les lois Sarkozy s'attaquent désormais aussi à l'immigration régulière (conditions de plus en plus restrictives). 2. Pratiques : objectifs chiffrés de reconduites à la frontière, arrestation des enfants dans les écoles, mise en rétention des enfants alors qu'ils ne sont pas expulsables. Une circulaire de janvier 2006 énumère les lieux où l'on peut réaliser des interpellations. Parmi eux, les hôpitaux, et même les blocs opératoires ! 3. Dimension européenne : Europe forteresse au mépris des vies humaines (plus de 6000 noyades en 5 ans à Gibraltar alors que 400 morts en 40 ans au mur de Berlin). L'Europe sous-traite désormais le contrôle de ses frontières au Maroc et à la Libye.
...l'instrumentalisation des femmes et du féminisme
Nacira Guenif-Souilamas, sociologue
Nicolas Sarkozy a inventé un pseudo-féminisme urbain (qui se satisferait d'avancées sociales limitées). Aux femmes martyrisées, il promet papiers, accueil, asile. Pourquoi cet intérêt ? 1. Cela contribue à faire monter la valeur féminine (concurrentielle sur le marché idéologique) et 2. en utilisant la souffrance féminine exotique, il hiérarchise les souffrances et les oppressions (oubli des femmes battues en France, etc).
chapitre 4 :
REFUTATIONS 4
Vidéo envoyée par lautrecampagne
...la justice
Hélène Franco, secrétaire générale du syndicat de la magistrature
Après Outreau, nous avons proposé des réformes du système judiciaire et il n'y a pas eu de réponse à la hauteur des enjeux. L'article 64 de la constitution dit : "le président est garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire". Or, il a la main-mise sur les nominations des magistrats (notamment du parquet). Il demande des juges, non plus qu'ils garantissent la liberté individuelle (article 65), mais qu'ils soient le bras armé de la police.
...institutions : le mensonge d'une "présidence responsable"
Thomas Heams, administrateur de la CGF-Paris
Les institutions françaises sont déséquilibrées au profit de l'exécutif : il existe une concurrence des pouvoirs président/parlement. Nicolas Sarkozy n'a pas parlé de réformer ces institutions et montre même un grand mépris puisqu'il voudrait, en tant que président, s'exprimer devant le parlement (interdit par l'article 18 de la constitution) et faire passer des éléments du traité européen pourtant refusé par référendum. C'est l'instrumentalisation des lois et des pouvoirs.
... L'atlantisme
Susan George, présidente du conseil du Transnational Institute
Nicolas Sarkozy prône un pacte entre entreprises américaines et européennes (zone de libre-échange). Avec la chancelière allemande, ils prévoient de faire passer un pacte de constitution "light" qui nous met sous la coupe de l'OTAN. "l'OTAN est le fondement de la défense de l'Europe et l'instance de sa mise en oeuvre"
... Politiques internationales
Monique Chemillier-Gendreau, présidente d'honneur de l'AEJDH
Quelle serait la politique internationale de Nicolas Sarkozy ? Alors que la France est aujourd'hui sur une ligne d'opposition au monde anglo-saxon, il y aura un alignement sur les valeurs militaristes, une alliance aveugle à Israël, une diablolisation aggravée du monde arabe et islamique. Cela va accroître le nombre d'"humains superflus" : immigrés, victimes de guerre, victimes de pillage, chômeurs, réfugiés écologiques et politiques, étrangers suspectés de terrorisme, etc. Le droit international sera balayé (Nicolas Sarkozy n'a pas critiqué Guantanamo) et les espoirs de démilitarisation du monde évanouis.
Je remercie Pascaline pour le lien et ajoute la phrase qui m'autorise à diffuser ce film : "Pour soutenir cette action, qui en appelle de nouvelles, vous pouvez acheter le DVD du film Réfutations sur le site www.lautrecampagne.org ou par chèque (10 euros) à l’ordre de l’Autre association, 3 rue des Petites Ecuries, 75010 Paris."
15 mai 2007
Au revoir président !
Il nous a fait un discours de fin de mandat dans le pur style Chirac : il nous aime, il aime la république et il aime la France. Il a parlé de sa fondation, "pour le développement durable et le dialogue des cultures". Il n'a pas fait de bilan, en 5 minutes, c'est court, même si ça aurait pu suffire à rappeler ce qu'il a considéré comme le plus important au cours de ses mandats. Il a quand même dit qu'il se retirait avec "la fierté du devoir accompli" et a formulé ses voeux de réussite à son successeur. (l'intégralité du discours sur lemonde.fr)
Comme le rappelle Noël Mamère, ce soir sur France Inter, il a maintenu une image d'une droite qui n'a jamais pactisé avec le FN, et ce, malgré quelques commentaires sur le bruit et l'odeur...
Il a reconnu le génocide arménien et a soutenu une position ferme contre la guerre en Irak. On peut lui reconnaitre ça. Pour le reste, on ne peut pas dire qu'il ait fait des choses extraordinaires. Il a monté un "plan cancer" qui n'a servi qu'à faire mentir les scientifiques pour qu'ils trouvent à financer leurs recherches (car, si l'on creuse, il y a toujours un moyen de relier un sujet de recherche au cancer), a travaillé à l'intégration des personnes handicapées, etc. Pour Vincent Peillon, "il n'a jamais fait le tiers de ce qu'il a dit".
Rappelons qu'à partir du 16 juin, Jacques Chirac sera un citoyen comme un autre. Est-ce parce qu'il sait que ses affaires vont le rattraper qu'il ne s'est pas occupé de louer un appartement à Paris ?
Si sa dernière prestation télévisuelle en tant que président n'a pas été le flop de Valéry Giscard d'Estaing, on peut regretter qu'elle n'ait pas été très "fun".
Je vous fais une lettre...
En écoutant France Inter, cet après-midi, j'ai découvert une association de citoyens canadiens, appelée "campagne d'appui aux résistants à la guerre" (war resisters support campaign). Elle s'est montée pour soutenir les déserteurs américains arrivant au Canada. Ils souhaitent également arriver à convaincre le gouvernement canadien de donner refuge aux objecteurs de conscience américains, comme il l'a fait lors de la guerre du Vietnam. En effet, Pierre Trudeau, le premier ministre de l'époque avait déclaré : «Ceux qui, pour des raisons de conscience, décident de ne pas participer à cette guerre... ont mon entière sympathie et, en fait, notre politique a consisté à leur donner accès au Canada. Le Canada devrait être un refuge face au militarisme». Mais les choses changent et le Canada ne se sent pas investi de la même mission, même si le gouvernement n'a pas approuvé la guerre en Irak et si les canadiens étaient en majorité également opposés au conflit.
Le site de l'association (attention, la page en français est très incomplète).
A lire absolument : l'excellent bouquin de John Irving, une prière pour
Owen, écrit autour de la guerre du Vietnam et parlant de cet accueil
canadien, entre autres choses.
13 mai 2007
Vous avez dit Bonaparte ?
D'après Jean-Claude Casanova, directeur de la revue Commentaire et éditorialiste au Monde, notre nouveau président serait plus III que I. Cette comparaison ne flatte pas son égo de la même manière mais il semble y avoir des raisons. Je cite l'article du Monde :
"Si l'on cède à la tentation plaisante de l'analogie [entre Sarkozy
et Bonaparte], mieux vaut penser,
toutes proportions gardées, à Louis-Napoléon, qui a remporté une
élection présidentielle selon les mêmes mécanismes que Nicolas Sarkozy
: le premier dénonce Février 1848 comme le second Mai 68 ;
Louis-Napoléon sait que les paysans ont peur de l'émeute parisienne, il
condamne les émeutiers et gagne le vote rural ; Sarkozy sait que le
peuple s'effraye des émeutes de banlieue et se pose en homme fort.
Enfin, Louis-Napoléon rassure la banque, comme Sarkozy apaise les
angoisses fiscales. Comme Louis-Napoléon, il a réussi à gagner à la
fois la confiance du peuple et des riches."
Pour lire l'intégralité de l'article (traitant du bilan de la présidence de Jacques Chirac), c'est par là.
07 mai 2007
Réactions en ...
chaine euh ... en blog :
- La Tomate se fait chroniqueur et a pêché le billet euphorique de Guy Carlier ce matin sur France Inter. Il nous propose aussi le futur portrait affiché dans les mairies...
- Le rébus de Cali Rezo... un indice pour les nuls-en-rébus : le dernier mot peut-être fait en gestes représentant successivement une vague et le V de la victoire...
- Courage, fuyons, chez Laurel (viens donc à Nantes !)
- Chez Francis, un no pasaran désabusé et la future chanson du top50.
- La nouvelle radio de Loïc Sécheresse, remise aux goûts du jour.
- Un dessin rassurant d'Inti.
- Le nouveau chef du personnel chez Frantico.
- Boulet qui écoute les infos, avec le clin d'oeil à Vian.
- Maëster, le papa de soeur marie-thérèse nous annonce le résultat des élections.
- Maliki, déprimé, poste tardivement : laisse ton bed.
Oui, c'est partisan, mais c'est ce que j'ai trouvé essentiellement parmi les blogs que je suis. Si vous tombez sur des réactions véritablement euphoriques sur un blog que j'apprécierais, merci d'éclairer ma lanterne.
On parle de ça sur le monde.fr (merci Tomate)
Dernière mise à jour 09/05/07 à 12h48.
06 mai 2007
Bientôt
... les résultats, mais pas ici : c'est pas l'heure et ça ne se fait pas sur un blog français. Mais on sait où avoir des infos. En tous cas, si les autres fois le gagnant s'annonçait avec son nom ou prénom ou une intonation particulière, ici, ce ne sera qu'un pronom.
Ma question est : que va-t-il en rester (ici il comme il pleut, pas nominatif) et qu'est-ce que ça va donner ?
27 avril 2007
La petite phrase
Je viens de regarder l'interview de Nicolas Sarkozy sur la 2, comme j'ai regardé hier soir celle de Ségolène Royal. Même si j'ai noté beaucoup de choses sur ses dires, je ne veux pas m'étendre sur le fond. Je me suis intéressée à essayer de décrypter un peu son discours, avec mes propres moyens d'analyse.
Une première chose : ce mec est vraiment fort. C'est un battant, du genre moissonneuse-batteuse, voyez ? Il a un regard de killer. Quand Ségolène Royal arrive à exprimer une certaine confiance en les français, lui, ne pouvant visiblement le faire, se borne à le dire. Il répète aussi "je ne veux pas mentir".
Les journalistes lui ont parfois coupé la parole, comme ils ont fait hier avec Royal. Pour moi, pas de notion d'irrespect ou d'impolitesse. J'estime que c'est une méthode intéressante pour amener une information aux spectateurs. Les questions ont été préparées, le discours est plus ou moins formaté. Couper la parole est un élément potentiellement dérangeant pour le candidat et permet d'une part de se rendre compte de sa réaction et d'autre part, apporte une certaine spontanéité. Cela dit, si on a un peu suivi la campagne du premier tour, les réactions, on les connait déjà... Effectivement, Sarkozy monte vite sur ses grands chevaux (Alexandre ?) alors que Royal est beaucoup plus posée.
Une autre attitude de Sarkozy : il n'aime pas le silence. Il remplit les blancs, il blablate. Plusieurs fois au cours de l'interview, il était hors-sujet. On lui demande "quels seront les contre-pouvoirs si vous êtes élu ?" il commence par parler de sa politique du résultat.
Certaines phrases m'ont semblé très lourdes de sous-entendus. On le questionne sur l'euthanasie, il dit que "la vie est sacrée" (j'y vois un clin d'oeil aux catholiques pratiquants et aux anti-avortement). Il veut diminuer l'immigration et dit qu'il ne veut pas plus d'immigration car c'est plus de racisme (ah bon ??). Il parle beaucoup de la famille et de la patrie (ça vous rappelle quelqu'un ?).
Je vous ai gardé le meilleur pour la fin. On le savait fervent adepte du "tout-génétique" : parmi les premières phrases de son intervention, il nous dit que ses collègues de la droite "doivent faire un travail biologique sur eux-mêmes". Je m'abstiendrai... de commenter.










