02 septembre 2008
Mon premier Holy Grail
Ma rencontre avec l’univers des Monty Pythons date d’il y a
vingt ans (c’est l’avantage de l’âge, tout de suite, ça impressionne).
Ma maman, professeur d’anglais, nous ramenait à la maison le
magnétoscope et les cassettes des films en VO qu’elle utilisait en
cours (plus tard, je me suis dit qu’elle devait être vachement cool,
comme prof). Le premier film dont je me souviens montrait un gars aux
cheveux blancs hirsutes, un autre, à l’air ahuri, qui faisait du
skate-board et des lybiens (1).
Le premier film des Monty Pythons, c’était Holy Grail. Je comprenais
juste rien mais je n’en pouvais plus de rire. On a eu l’occasion de
voir aussi à l’époque Citizen Kane mais là, si je ne comprenais pas
plus, ça me laissait complètement indifférente.
Les Monty Pythons, c’était du tout cuit. Pas besoin de connaître la
génétique de la noix de coco ou de savoir s’il y a un précédent
historique aux cavaliers à pieds. J’étais juste pliée en deux en voyant
un gars au trot pendant que son suivant cognait deux noix de coco l’une
contre l’autre. C’était bête et c’était drôle.
Aujourd’hui, je vous parlerais peut-être de l’absurde de manière plus
intellectuelle (quoique) mais en revenant sur ma vision du film à
l’époque, je trouvais ça seulement idiot et très rigolo.
Bon, y’avait bien quelques trucs qui m’échappaient. La scène dans le
château, par exemple. Je sentais bien que ça aurait du être plus drôle
mais il me manquait des clefs.
Ce film fut pour moi le début d’un grand amour pour la version
originale qui me permet aujourd’hui d’avoir un accent british quand je
parle anglais (cool, non ?).
Surtout, Holy Grail a été mon introduction à l’absurde, traçant pour
moi une voie qui me mènerait à Desproges, Téléchat, Terry Pratchett,
Douglas Adams et finalement, R42. D’ailleurs, pourquoi les Monty
Pythons éduquent-ils à l’absurde si ce n’est parce qu’ils ont tout
inventé (2) ?
En plus de tout ça, Holy Grail est aussi un des plus gros bides de ma
vie. Voulant faire partager mon hilarante découverte, j’invitais les
quelques amies que j’avais pu me faire au collège (3) à venir regarder
le film chez moi. Alors, à l’heure du goûter et au milieu du salon,
toute guillerette à l’idée du bon moment de rigolade qui nous
attendait, je mis la cassette dans l’appareil et pressais le bouton
lecture.
Je me marrais comme une perdue depuis un bon quart d’heure lorsque je
me rendis compte que j’étais la seule. Regardant mes condisciples, je
les vis s’échangeant des regards navrés. Toute la drôlerie du film leur
passait dessus comme… des embruns sur un k-way (4). En tout cas comme
un machin sur un truc qui n’interagit pas avec le machin, voyez ? Bref,
la taule.
Des années plus tard, Alice, une des protagonistes de cette histoire,
devint fan des Monty Pythons. Justifiant du coup le fait que ce soit la
seule avec qui j’avais gardé contact.
Pour vous aussi elle a fait mal cette première fois ?
Quel est votre souvenir de ce film ?
(1) : « The lybians !!!!! », c’était Back to the future. http://fr.youtube.com/watch?v=6FLRsDxa-mw
(2) : je soutiens Mezcal sur ce point.
(3) : un bide complet, ça, pour le coup.
(4) : à condition que ce ne soit pas en Bretagne.
23 juillet 2008
Oy oy oy
Spéciale dédicace à ma soeurette. C'est quand qu'on la fait, en vrai ??
17 septembre 2007
V (comme Victory)
Une de mes séries cultes, de celles qui ont bercé ma jeunesse (oh, la vieille, oui) et qui réapparaissent avec mes histoires de souris...
Alors, c'est l'histoire tout à fait réaliste, et pas du tout classique en science-fiction, d'extraterrestres qui débarquent sur Terre avec soi-disant des intentions pacifiques et qui sont venus en fait pour nous becter. Evidemment, la résistance s'organise et c'est la baston.
Mais, certains personnages sont très charismatiques, notamment la méchante Diana à la peau verte (c'est un genre de reptile, l'espèce d'extraterrestre en question) qui bouffe des souris comme nous des chips et le beau Donovan (qui pourrait être joué par Bruce Willis tellement c'est le sauveur de l'humanité).
Allez, voici le générique, ça rappellera des trucs à certains :
23 mai 2007
Persepolis
J'avais adoré Broderies de Marjane Satrapi, et voici que j'apprends que son dessin animé, tiré de Persepolis est en compétition à Cannes ! Sortie fin juin en France... en attendant, voici le teaser :
et quelques extraits (ah ! la grand-mère et son franc-parler) :
20 mai 2007
Sin City
La ville du péché... Non, je ne vais pas vous faire l'histoire à la seven. C'est un film issu de la BD de Frank Miller qui a été également le réalisateur. Une scène a, paraît-il, été tournée par Tarantino, je dirais qu'il s'agit de celle de Miho : c'est très sanguin et ça ressemble à Kill Bill...
Les acteurs sont tous excellents, en particulier Bruce Willis, l'éternel sauveur. Des tronches fantastiques, des méchants comme l'humanité sait en faire de pire et des justiciers sans scrupules. Les filles sont magnifiques, toutes méritant d'être épinglées sur les murs (hum).
Le scénario est violent et parfois carrément gore mais le sang est blanc et certaines scènes sont, de manière inattendue, plutôt drôles. Tout est en noir est blanc excepté des touches bleues, jaunes ou rouges. Pas de vert, non, d'abord parce que ça représente l'espoir et que ce film en est quasiment dépourvu, ensuite parce que c'est du basique, du primaire, des histoires éternelles. Les vies des personnages principaux se croisent en un puzzle qui a pour toile de fond une métropole imaginaire des années 30. La recherche de l'esthétique est vraiment poussée, c'est un très beau film. Evitez seulement de le voir en mangeant, votre estomac n'apprécierait pas...
Would you like to know more? Voici les liens pour le film sur IMDB et le site français du film.
13 mai 2007
Megas Alexandros
Alexander, the big one, was a great warrior surrounded by a lot of boys that she called friends...
Je viens de voir le péplum d'Oliver Stone. C'est bien un film américain, c'est la première chose que j'ai envie de dire : le mélo sans le drame, le sang sans le sexe, les effets de caméra sans l'émotion. Certaines scènes trop explicites de la nature des relations entre Alexandre et son amant Héphaestion ont été coupées. Il en reste un ersatz d'amitié qui aurait uni le grand guerrier et son meilleur pote. Le pote en question a pourtant un jeu de regard on ne peut plus clair... Et quels yeux, d'ailleurs !
Voici la bande-annonce du film :
Quelques scènes sont particulièrement belles, comme le face-à-face de l'éléphant noir et de Bucéphale. L'histoire de Bucéphale est plutôt fidèlement retranscrite (j'avoue mieux connaître celle-ci que celle de son maître) et le cheval-acteur est vraiment magnifique. Je me suis parfois ennuyée en regardant ce film mais j'ai passé un moment relativement agréable.
Would you like to know more?
Un article très intéressant sur peplums.info et la page wikipédia du film.
Pour finir, une citation de Frank Herbert qui me semble fort appropriée : "L’héroisme est une qualité de crétin."
04 mai 2007
The Naughty Bits
Il s'agit du 22ème épisode des Monty Python's Flying Circus : How to recognise different parts of the body. Le film commence par une succession de jeunes femmes et John Cleese en maillot de bain.
Je me suis amusée à répertorier les différentes parties du corps citées, j'adore cet épisode !
N°1 : the foot, n°2 : the shoulder
n°3 : the other foot, n°4 : the bridge of the nose
n°5 : the naughty bits, n°6 : Just above the elbow
n°7 : 2 inches to the right of the very naughty bits indeed, n°8 : the kneecap
n°9 : the ear, n°10 : the big toe
n°11 : more naughty bits, n°12 : the naughty bits of a lady
n°13 the naughty bits of a horse, n°14 : the naughty bits of an ant
n°15 : the naughty bits of a deputy, n°16 : the hand
n°17 : the top of the head, n°18 : the feather (rare)
n°19 : the nose, n°20 : the armpit
n°21 : 2/3 of the nape of the neck, n°22 : the nipple
n°23 : the shin, n°24 : the shin of a minister
n° 25 : the brain, n°26 : the brain of Margaret Thatcher
n°27 : more naughty bits, n°28 : naughty bits of the government
n°29 : the interior of a country house, n°31 : the end
Je ne sais pas pourquoi il n'y a pas de 30. Et oui, c'est de la VO, parce que ça fera plaisir à ma copine Caro et puis parce que la VO, c'est mieux.
08 février 2007
Life of Brian
Mon frérot Jules me demande ce matin : "comment ça va ?", je lui réponds "mouais...". Que fait-il, à des centaines de kilomètres, pour réconforter sa frangine ? Il envoie la chanson de fin du film ! :)
23 janvier 2007
Pars vite et reviens tard...
C'est l'adaptation du bouquin dont Cilou vous parlait ici. Il sort demain dans les salles... Racontez moi si vous allez le voir !
20 janvier 2007
A Scanner Darkly
Un film réalisé par Richard Linklater, tiré d'une nouvelle de Philip K. Dick, en français "Substance mort". Dans un futur proche, 20% de la population est accro à la substance M, une drogue qui vous détruit peu à peu. Fred est un membre de la brigade des stupéfiants, il va devoir surveiller Bob Arctor, soupçonné de trafic de drogue. Mais Bob Arctor est Fred, et Fred est Bob Arctor.
Les images du film sont retravaillées en dessin. Bizarre au début mais on s'y habitue très vite. Les acteurs sont très bons, l'histoire est complexe mais fascine... Chouette, un bon film de SF !
"Les vivants ne devraient jamais être manipulés pour servir les desseins des morts. En revanche, les morts - il contempla la coquille vide qu'était Bruce, posée sur le siège à côté de lui - doivent, dans la mesure du possible, servir les vivants. Telle est la loi de la vie. Et s'ils pouvaient éprouver quelque chose, les morts se sentiraient mieux d'être ainsi utilisés. Les morts dont les yeux sont encore ouverts, même s'ils ne comprennent plus : ils sont nos caméras." Extrait du livre de K. Dick.
La bande-annonce :
Une interview de Philip K. Dick :
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Le site officiel du film
A scanner sarkly sur IMDB





























