19 mai 2009
Le choix en tant qu'arbre-cube
Les choix sont cruciaux. ça veut dire en forme de croix, je crois. Que y-a un espèce de carrefour, avec plusieurs possibilités d'engagement. Sauf que non, je crois pas que ce soit si simple que ça. En extrapolant, c'est même un arbre de choix, c'est grand, c'est énorme et presque pas fini, comme système (NP-complet, c'est ça ?). Alors ça perturbe ma logique, qui a tendance à s'engager dans ce genre de choses très très vite, comme sur un toboggan quantique (ça, c'est juste pour essayer de vous perdre). Aaaaaahhhh !!! ça fait.
Alors quand on assiste à une présentation pour un appareil à imager le petit animal (que le centre de recherche dont je fais partie envisage d'acquérir), que l'on n'a pas vu la présentation du concurrent et que tout ce que l'on se demandait avant de venir, c'est qu'il pourrait réaliser l'application qui nous intéresse, ben...
On comprend bien que Monsieur Charpark-Lab fait tout pour nous vendre son appareil photo géant, que peut-être même il ment mais... comment être sûr qu'effectivement, le fait que son capteur CCD ne soit pas refroidi et qu'il dispose au contraire d'un système de multiplication du signal permettant une acquisition directe des images et un rapport signal/bruit très intéressant (le verbe arrive) soit véritablement (je vous l'avais dit) une avancée par rapport à la méthode de son concurrent ?
Faut-il se renseigner sur les aspects physiques de la méthode ?
Ah, heureusement que j'ai pas grand'chose à dire sur le choix final... De toutes façons, la fois où moi et quelques autres avions testé ainsi différents appareils et prouvé que le A était meilleur que le B, le B a finalement été choisi, je crois bien parce que c'était le plus acheté. Hum. V'là le choix.
Quant à choisir son métier (puisqu'on en est parfois là, un peu tard, dans certains domaines), mon amie Lu (rien à voir avec le biscuit) me dit : "il faut se demander si c'est plus ou moins bien que moniteur d'auto-école". Voilà, c'est avec ce genre de sagesse qu'il faut bien se poser les questions de choix.
Pour les choix plus personnels (et surtout très personnels), je fonctionne depuis quelques temps avec (moi me demandant à moi-même) "en as-tu envie ?", ça marche pas mal bien.
03 novembre 2008
L'absurde chez Enrico Macias (0)
Fut
un temps où (1) j’aurais refusé tout net de parler d’Enrico Macias.
Trop la honte, j’aurais juré ne même pas le connaître (2). ‘comprenez, j’ai pas la télévision, moi, j'sais pas.
Mais même sans télé (3), on ne peut pas nier que (4) cet homme fait
partie de la culture populaire, concerne le peuple, appartient au
peuple (5).
Alors, pour la préparation de la présente présentation que je ne
considérais alors déjà plus comme une pure punition, je lus la
biographie de l’homme.
Cet Enrico s’appelle Gaston ! Comme si Francis s’appelait Gaspard,
voyez. Et ce n’est pas la seule chose étrange de sa vie. Enrico
(appelons le Francis, pour plus de clarté (6)), Francis, donc, est né
le 11 décembre 1938, ce qui est une date passablement absurde puisque
si vous multipliez ses année, mois et jour de naissance et que vous
divisez le tout par 6090,857142857 vous obtenez 42 (7). On ne sait pas
trop s’il est juif, arabe, espagnol ou chrétien mais il semblerait
qu’il soit en lien avec diverses sectes religieuses (8). Il se dit de
gauche et a soutenu la campagne de Nicolas Sarkozy.
Lorsqu’il est engagé pour la première fois pour ses talents de
chanteur, c’est au « drap d’or » (9), quand tout le monde sait que
c’est celui
qui est dans le drap qui dort. Un de ses derniers albums s’appelle «
oranges amères » alors que les oranges amères, c’est soit un film sorti
en 1996, soit une base de confiture (10). De plus, Francis possède un
site internet, pas au poil, qui n’a pas été mis à jour cette année
alors qu’il n’est pas mort.
Sur le dit site, en page d’accueil, nous trouvons le cri du cœur de
l’homme qui a reçu le titre de chanteur de la paix et la légion
d’honneur : « Pour éradiquer le SIDA, aimons-nous, battons-nous !
» Il est à ce moment nécessaire de rappeler à notre ami Enrico que le
VIH est un virus qui se transmet par voie sexuelle et sanguine.
C’est-à-dire d’autant plus lors des pratiques sado-masochistes qu’il
recommande (« aïe aïe aïe comme je l’aime ! »).
Surtout, surtout !! Sa discographie est truffée d’absurdités, de
non-sens, lorsqu’il ne sont pas contres. Ecoutez-plutôt (11), son plus
grand souhait est « qu'on les reprenne en ch¿ur » :
• Un rayon de soleil, c’est une symphonie. (voir (11))
• Ne cherchez pas à comprendre, écoutez-moi, dit-il. Et en version remix, c’est encore le mieux.
• Les gens du nord ont dans les yeux le bleu qui manque à leur décor (les nuages avec ?)
• Enfants de tout pays, semez l’amour (encore un nonsense : par définition, un enfant n’est pas pubère.)
• laï laï laï (on lui a pas dit d’aller siffler là-haut sur la colline)
• Halleluja, suivez bien la cadence
• Aimez-vous les uns les autres (12)
• Je suis une ville égyptienne.
• Pour l’aveugle qui voit.
• etc.
Le plus absurde dans tout ça et que j’ai passé pour vous une soirée à écouter Enrico Macias, le jour de la sortie du nouvel album de Gojira.
(0) et comment faire une rédaction :
(1) Ne surtout pas utiliser « de tous temps les hommes », ça, c’est interdit,
(2) faites très attention aux doubles sens de certains mots,
(3) précisez tout d’abord les mots entiers avant d’user d’abbréviations,
(4) évitez autant que possible les doubles négations, vous risquez de perdre le lecteur,
(5) munissez-vous d’un dictionnaire,
(6) notez que les références visuelles ne vous seront que de peu d’intérêt à l’écrit, de la même manière, évitez les schémas ;
(7) ne donnez pas de fausses informations, à moins qu’elles soient invérifiables.
(8) extrapolez, mais pas trop.
(9) faites attention aux fautes d’orthographe,
(10) méfiez-vous de la dichotomie réductrice,
(11) les références auditives sont également à proscire,
(12) toujours citer ses sources.
30 octobre 2008
Joe Dassin : transfert avorté entre Paris et Buenos Aires
Les choses auraient elles pu se passer autrement ? L'histoire aurait-elle pu, à l'un ou l'autre de ses carrefours, prendre une direction différente ? Ou est-elle déterminée par des facteurs qui dépassent la volonté de l'homme d'exercer librement sa volonté, de faire des choix véritables ? Ce qui signifierait que, depuis le début de la vie sur terre, Napoléon était destiné à être vaincu à Waterloo, l'Angleterre à Saratoga et les mencheviks par les bolcheviks en 1917 ?
Excusez moi de citer ainsi Roy Lewis sans même tenter de le paraphraser, mais il a décrit bien mieux que je ne saurais le faire une des angoisses premières de l'humanité, un lieu commun si profondément ancré dans nos subconscients que tout le monde tente, à un moment ou à un autre, de refaire le monde. Ainsi, si les poivrots du bar PMU "au rendez vous des amis" s'interrogent sur ce que le monde aurait été si on avait voté Ségo et pas Sarko, d'autres s'interrogent sur ce qu'aurait été un monde où Kennedy, Gandhi ou encore Yitzak Rabin auraient survécu. Des figures littéraires connues se penchent sur le sujet : pour Tolstoï, l'histoire est une intégrale de petits évènements, JJG se demande ce qu'il aurait été s'il était né allemand en 17, ce salopard d'oneiros(*) se demande si Joe Dassin aurait pu faire carrière en Argentine et c'est moi qui me coltine ce sujet à la con.
Alors bon, je veux bien que ce soit une figure de proue de la chanson française, une idole inter-générationnelle, au point qu'il est devenu impossible de mettre les pieds dans une fête d'école primaire sans entendre une de ses chansons, mais son absence aurait-elle changé la face de l'histoire comme l'aurait fait le nez de Cléopâtre s'il avait été plus court ? Il est dur de répondre à cette question, étudions d'abord sa carrière pour nous en faire une idée.
Certaines mauvaises langues prétendent que son succès serait entièrement dû à son physique de jeune premier, à ce petit air de minet qui faisait craquer les filles, à ces regards coquins qu'il savait leur lancer. Je ne nierai pas que ça a dû jouer en sa faveur, et qu'il a parfaitement su en profiter, mais ne voir que ça serait complètement réducteur, il a en fait parfaitement su mener sa barque et joué en premier de la communication. En effet, l'un de ses premiers succès fût le petit pain au chocolat, que tout le monde voit comme une chanson naïve sur l'amour. C'est faux ! Cette chanson, qu'il a composée spécialement pour l'amicale des femmes de boulanger frustrée, comité de l'ombre très influent à cette époque en France, a été diffusée largement grâce à leur aide, et a ainsi pu bénéficier d'une couverture médiatique énorme qui a beaucoup contribué de son succès. Comme il avait de plus eu l'intelligence de révéler discrètement la teneur de cette chanson à Alain Afflelou quelques mois avant sa sortie, celui ci a eu tout le temps de mettre en place sa formule « Pain-pain », pendant boulanger de la fameuse « Tchin-tchin », qui offrait 6 autres paires de lunettes à 42F l'une pour l'achat d'une première paire à toute femme de boulanger, leur permettant ainsi de nourrir leurs fantasmes. Joe fût bien entendu intéressé aux bénéfices et fût doublement gagnant.
Autre chose : il n'en est pas entièrement responsable, et nul ne songe à l'en blâmer, mais il faut reconnaître qu'une bonne part de son succès vient de chansons américaines qu'il a traduites et de sa jeunesse aux États-Unis. Il a ainsi pu chanter l'Amérique, New-York ou des héros américains tout en restant crédible. Ça semble complètement ridicule maintenant, mais il faut songer qu'à l'époque les États-Unis sont encore un modèle à suivre en tout, et qu'on n'avait pas encore cette envie de se démarquer d'eux artistiquement et surtout musicalement parlant. Le pauvre Joe, pourtant fan de Brassens, a bien dû s'adapter, et faire comme ces glorieux aînés qu'étaient Johnny Halliday ou Claude François. Les grands succès de Joe sont donc soit des chansons traduites de l'américain, soit des chansons sur l'Amérique, soit quelques chansons plus ou moins locales, dont cet obscur hommage à une petite avenue parisienne qui a été popularisé plus tard par NOFX.
Maintenant, imaginons qu'au lieu d'être né américain en 1938, Joe soit né allemand en 1938 (parallèle osé je l'avoue, mais après tout s'inspirer des plus grands, comme de JJG par exemple, est une bonne façon de commencer). Lors de la fin de la guerre, ses parents, comme beaucoup de gens influents de l'Allemagne de l'époque, auraient sans doute choisi l'Argentine comme terre d'accueil, celle ci faisant preuve de plus de clémence envers eux que les tristes voisins que nous faisions. Joe aurait alors grandi dans un environnement hispanophone, et bénéficié d'éléments de culture allemande. En dehors de tout le reste, comment voulez vous, bordel, que ça puisse ressembler un seul instant à ce qu'il a fait chez nous ?!?
Mais puisqu'il faut le faire, démontons tout ce ridicule. Déjà la base de sa fortune : les petits pains au chocolat. Quand on voit que nos voisins européens sont déjà assez loin de comprendre ce que peut être un pain au chocolat, imaginer que qui que ce soit en connaisse l'existence en Argentine serait plus que risible. Exit donc la base même de sa fortune ! Mais même... Après les opérations condor, chanter l'Amérique aurait été du plus mauvais goût, quand aux chansons sur des avenues et parcs parisiens... La seule de ses chansons qui aurait pu rencontrer le succès là bas est celle qui dénonçait bravement les errances militaristes qu'on rencontrait là bas, mais y aurait-il seulement survécu ?
Non, non, décidément, s'il est vrai que Dassin rime avec argentin, je crois que dans son cas succès rimait vraiment avec français.
(*) Pour ce jeu stupide mais drôle, prenez un certain nombre de participants (une dizaine c'est pas mal par exemple), chaque participants propose autant de sujets absurdes qu'il veut, et s'engage en échange à traiter au moins l'un des sujets qui lui échouera. Un Maître du Jeu répartit les sujets entre les participants, et pouf... Vous pouvez vous retrouver à écrire sur Joe Dassin. Le type qui a trouvé ce sujet a pris oneiros comme pseudo, vous l'aurez compris.
30 septembre 2008
4,2 idées pour éduquer son chat.
Ca fait un bout de temps que les hommes ont des histoires avec les chats. Pour plusieurs raisons : la première c'est que les chats sont super doués pour minauder et qu'ils sont trop choupi-mimi-kawaï-t'as-pas-vu-sa-p'tite-bouille-?, et que ça ça plaît aux filles. Et si ça plaît aux filles on est obligé de les accepter, tout comme les plantes vertes et la double penderie remplie de robes, le placard de chaussures assorties aux robes et l'armoire de sacs à main assortis aux chaussures. Une autre raison, c'est que les chats nous ressemblent quand même sacrément : roublards, vaniteux, m'a-tu-vu, sans-gêne, gourmands, paresseux, ils symbolisent un peu tout ce qu'on aimerait être si on nous en laissait le choix. Et afficher aussi ostensiblement son indifférence envers le monde et son assurance qu'on pourra bouffer et dormir au chaud sans rien faire pour le mériter ça force toujours un peu le respect(1).
Mais bon, le truc c'est qu'avoir un chat chez soi, c'est un peu s'exposer à des emmerdes : il va prendre un malin plaisir à ruiner votre petit chez-vous et à afficher un air innocent quand vous le lui ferez remarquer. C'est pourquoi il faut dès le début montrer la plus grande fermeté. Voici quelques conseils pour débuter :
1. Apprenez lui à ne pas miauler pour un rien.
Si vous écoutiez votre chat, vous ne comprendriez pas forcément ce
qu'il veut parce que mine de rien on ne parle pas le même langage. Mais
je veux dire si vous obéissiez à tous ses ordres, vous n'en verriez jamais le bout. Parce qu'un chat ça veut toujours plein de trucs : par exemple ça veut qu'on lui ouvre la fenêtre pour qu'il puisse mieux admirer la neige qui tombe. Là, installé dans le petit courant d'air frais, il pourra profiter à loisir de ce merveilleux spectacle pendant qu'il travaillera l'air détaché qu'il lui faudra aborder quand vous comprendrez enfin qu'il n'a nulle intention de sortir. Il ne faut donc pas céder à tous ses caprices. Pour cela instaurez le dialogue : avec le chat de ma mère cela passe par une compréhension mutuelle : il a compris que quand je lui mettais un coup de pied au cul accompagné de mots d'encouragement tels que "bouge de la sac à puces", cela signifiait qu'il devait sortir, ce en quoi il était d'ailleurs bien aidé par mon pied.
2. Apprenez lui à ne pas trop manger.
Parmi les choses que les chats vont le plus réclamer, il y a la nourriture. Si vous écoutiez votre chat(2), il mangerait toute la journée. Or c'est un peu ruineux d'avoir un chat qui mange tout le temps, parce qu'après en plus il faut lui payer le véto pour le suivi de son poids et des cours de fitness. Encore une fois la solution passe par le dialogue. Pour le chat de Gima, je crois qu'il a été convaincu par l'argumentaire que je lui ai fait sur les pauvres petits chatons d'Afrique qui n'ont rien à manger(3).
3. Apprenez lui à faire ses besoins là où il faut.
Un chat bien éduqué peut apprendre à faire ses besoins dans les toilettes, sans doute mieux que moi même sans doute (mais ça c'est le même problème que quand on prend un gourdin pour assommer une mouche, tout est question de proportions(4)). Ceci dit, le problème avec cette technique, c'est que ça peut vite vous couter cher, les chats ayant ce don pour détourner les outils que nous mettons à leur disposition(5). On peut également se résoudre à leur acheter une litière, mais outre les odeurs et la litière qui traine partout dans l'appartement, ça demande un entretien régulier et donc du boulot, alors que ce feignant de chat va vous regarder d'un air goguenard et se précipiter sur sa caisse à peine changée pour être sûr que vous ne profitiez pas de la pause olfactive. C'est pourquoi il faut se résoudre... J'attends... Oui, au dialogue(6) ! Arrangez vous avec votre chat pour qu'il fasse ses besoins dehors, un bon coup de pied au cul devrait vaincre ses éventuelle réticences à sortir et l'encourager à prendre de bonnes habitudes. En plus, combiné avec un appartement au 4e étage c'est un moyen discret mais sûr de réduire le taux de présence du chat chez vous sans que votre copine vous considère comme coupable (faites attention à ne pas vous faire voir quand même).
4. Apprenez lui à réfréner ses pulsions sexuelles.
Les chats, c'est un peu tous des grosses chaudasses. J'veux dire, vous avez déjà entendu une chatte au moment de ses chaleurs ? Et que ça couine à n'en plus finir, et que ça prend des poses lascives... Mais en plus d'être carrément obscènes, ces sales bêtes ont quand même une sexualité complètement dévoyée ! Elle viennent voir si elles arriveront à nous tenter, nous agitent leurs croupions sous le nez en se frottant lascivement sur la moquette... J'veux dire, est-ce qu'on couche avec des animaux nous ? (7) Alors pourquoi ils veulent se faire des humains eux ?
En plus avec leur petit côté dominateur/sadique on est sûr qu'on va se faire mordre ou griffer au passage (enfin j'ai pas essayé hein, j'extrapole).
Et pire que tout : les chats sont de gros scatophiles ! Vous n'avez jamais remarqué ? Il suffit d'être aux toilettes pour que minou débarque et se frotte langoureusement contre vos jambes en ronronnant frénétiquement. Rien que l'odeur de la merde semble les mettre en transe. Et dire qu'ils ont plus d'odorat que nous... Je ne veux pas y penser.
Alors pour ça, il faut très vite avoir une position très claire, et surtout il faut DIA-LO-GUER. Un bon moyen de dialoguer avec une chatte en chaleur serait par exemple cette méthode ancestrale utilisée depuis toujours quand des attaques hormonales vous menacent : la douche froide. C'est un argument auquel se rendent la plupart des chats, si le votre ne le comprend pas je vous souhaite d'habiter au 4e étage pour que la solution suggérée dans l'idée n°3 puisse vous secourir.
4,2. Planquez vos instruments de musique.
Ce conseil ne s'applique qu'à une minorité de gens, puisque monsieur tout-le-monde n'a pas d'instrument chez lui, et en général son voisin non plus. Mais pour ceux qui en ont, planquez les quand votre chat est dans le coin, sinon vous riquez de ne plus pouvoir dormir devant la soif d'apprendre de votre mignon petit compagnon. Jugez plutôt sur cette vidéo.
(1) Même pour Bernard Tapie ça marche, et pourtant il est pas choupi lui.
(2) Bon, on va pas la refaire hein ?
(3) Ainsi que par ma menace de l'abandonner à Djibouti. Il n'aime pas les pays trop chauds.
(4) ♫♪...(`. ` )
(5) Je sais que vous l'avez déjà vu 200 fois, mais caser cette vidéo me permet de gagner facile une ligne de propa et de faire croire que j'ai bossé dessus.
(6) Bravo à notre petit lecteur de Carpentras pour sa bonne réponse.
(7) Enfin en dehors d'un ou deux par ci par là, mais vite fait quoi ? Pas des animaux qu'on connait en tous cas, sinon ça pourrait briser notre relation d'amitié.
13 septembre 2008
Dessin de femme en super-héros un peu musclé
Ici une liste de quelques recherches google qui mènent à ce blog. Et si je les écris, elles risques de revenir, oui, mais Google est mon ami et je n'ai pas peur de ceux qui cherchent :
- un "dessin de femme en super-héros un peu musclé"
- une "libellule poutre"
- des "héros gays"
- "c quoi le déterminisme social"
- ou encore le "régime alimentaire de la moufette"
J'avoue être particulièrement étonnée de ceux-ci :
"o"organes sexuels" légume"
et surtout... "légume mange organes sexuels"...
4,2 idées pour fabriquer un lance-roquette
En guise d’introduction à mon propos, je tiens à vous
préciser que ce que je vais vous raconter est pour une bonne part la
faute de Germain. En effet, en vacances au Belgistan, j’ai eu
l’occasion de passer du temps, rigoler, boire et manger avec l’animal.
Que ceux qui ne l’ont pas encore fait lui envoient des fleurs (de
courgette).
Tout d’abord, la 0,2ème idée qui conditionnera
la suite de dedans les idées et le légume considéré est la suivante :
de feuilles de roquette fraîche vous ferez une boule verte, qui n’aura
de ressemblance avec le petit pois que cette appellation. Car s’il est
vrai qu’il est plus facile à une roquette pliée de passer par le chas
d’une aiguille qu’à des riches d’entrer dans un lance-roquette, la
technique n’est pourtant pas simple. (Notez que vous aurez
préalablement pris soin de demander de la roquette pliable à votre
maraîcher.)
L’opération vous permettra de poser l’équation ci-dessous :
n Roquette ---> n Roquette pliée + d jus de roquette
Catalyseur : main humaine (1)
d n’étant négligeable que pour une faible quantité n, dont la fourchette varie entre la table et le tiroir de la cuisine.
Des jus de roquette, vous pourrez réaliser, afin de surprendre vos amis, un excellent baume pour leurs pieds, tandis qu’ils mangeront leurs chaussettes. Ainsi pliée, votre roquette est prête à être lancée. N’attendez pas trop longtemps, la roquette se fane comme celles de la carotte. D’autre part, si le vin tiré doit être bu, la roquette pliée doit être mangée, lancée ou servir de base à un pesto ou encore orner agréablement votre chambre à coucher. Il s’agit désormais de trouver le (2) lance qui conviendra. Pour cela, quatre possibilités s’offrent à vous. Nous exclurons de cet exposé tout engin guerrier, la roquette, comme chacun sait, n’étant pas métallique.
Le premier outil que vous pouvez utiliser est rare dans la cuisine de ceux qui sont capables d’acheter de la roquette. Néanmoins, un accident étant si vite arrivé, je vous prie de bien vouloir considérer le poly-spaghetti.
Le poly-spaghetti est au spaghetti ce que les siamois sont aux jumeaux.
Une cuisson mal adaptée, un environnement défavorable, un feu non
surveillé ou encore une erreur de développement et c’est le drame.
Pas d’inquiétude, nous trouvons ici de quoi recycler le poly-spaghetti
(le recyclage du siamois est également possible mais soumis à la loi.
Nous attendrons la jurisprudence pour vous en parler).
Donc, vous formerez avec votre poly-spaghetti froid une jolie fronde,
au creux de laquelle vous placerez votre roquette. Visez un ami, hop !
Le tour est joué !
Le deuxième outil que je vous propose est un
clin d’œil à nos amis basques (3). Armez-vous d’une aubergine massue,
voire gourdinesque. Coupez-la en deux, retirez la chair dont vous ferez
un caviar ou une boule puante, à votre convenance. Observez le légume
ainsi dépouillé : ne ressemble-t-il pas comme deux gouttes d’eau à une
massue coupée en deux et évidée ? Notez par ailleurs que, contrairement
à la massue, une simple cuillère, même pas affûtée, suffit.
Intermède culturel.
La pelote basque est un sport se pratiquant sur des aires de jeu
appelées cancha, qui sont composées d'une surface jouable au sol
délimitée par des lignes blanches, et d'au moins un mur de face de
taille variable communément appelé fronton. On appelle pelote la balle
utilisée. La chistera, l’un des instruments de frappe, est une corbeille en osier permettant d'attraper la pelote et de la renvoyer.
Pour réaliser un lance-roquette par ce moyen, armez votre
aubergine-chistera de la roquette. Faites partir votre bras de loin,
visez un ami, voilà ! C’est réussi !
Le troisième lance-roquette pourra être réalisé
en utilisant une carotte ou un tronçon de carotte, de diamètre
relativement constant et toujours légèrement supérieur à celui de votre
boule de roquette. Attention !! Ne cuisez pas la carotte !!
En revanche (je vous donne ici le truc du praticien), vous pouvez faire
saisir la roquette au congélateur quelques minutes pour plus de
commodité (4).
Vous devrez creuser une carotte dans la carotte. Je vous suggère
d’utiliser à cette fin un neveu ou tout autre marmot dont la passion
primitive pour les dinosaures aura été habillement détournée au profit
de la réalisation de carottes de glace. Attention toutefois à votre
congélateur, qui vous est utile à la réalisation du but que nous nous
sommes fixé.
Admirez alors la carotte évidée, récompensez votre neveu d’un radis
dont vous n’avez plus l’usage et le tour est joué, vous possédez
maintenant une très belle sarbacane lance-roquette. Visez un ami, hop !
Pour terminer, voici une quatrième idée de
lance-roquette. Il est d’habitude relativement difficile de bien
choisir un melon. On nous dit qu’il faut lui sentir la base afin de
déterminer son degré de maturité, voire de lui tripoter certaines
parties. Ici, je vous propose une méthode aisée de non-choix de melon.
Chez votre maraîcher préféré (qui vous aura déjà vendu la roquette),
allez chercher un melon, n’importe lequel. S’il vous demande
pour quand vous le voulez, ou pour quel usage, vous n’aurez qu’à lui
avouer qu’il s’agit de la réalisation d’un lance-roquette. Il évitera
surement à l’avenir de vous poser de telles questions indiscrètes.
Coupez votre melon en morceaux. La nature étant bien faite (5), il vous
suffira de couper selon les traits. Notez que votre compost apprécie
bien plus les pépins que vous et mangez la chair.
Vous êtes désormais en possession d’un merveilleux balancier
lance-roquette. Placez une boule de roquette à une extrémité
(attention, pas l’autre), visez un ami, appuyez sur la deuxième
extrémité et hop !
Profitez bien de ces quelques conseils, visez un ami et hop !
(1) oui, car toute réaction se produit en l’absence de catalyseur même si il faut parfois des centaines de millions d’années.
(2) Comme la MORT, ce personnage est masculin.
(3) si si, nos amis. Comme les corses d’ailleurs. Souriez.
(4) et pas des toilettes supplémentaires.
(5) et l’évolution ayant prévu que les humains affectionnent la consommation du melon à plusieurs.
08 septembre 2008
Culture Rock
Lors de mon voyage en Irlande en août 2007, j’ai été marqué par la configuration toute particulière des champs qu’on rencontrait au bord de la route. Voici le récit d’une rencontre avec un paysan local.
Killary, petite bourgade du Connemara en Irlande. C’est ici
que la famille de Patrick O’Malley vit
depuis des générations et des générations, perpétuant la tradition familiale.
Il nous emmène aujourd’hui dans son champ pour nous parler des méthodes de
culture transmises dans sa famille depuis des millénaires maintenant.
Alors ça c’est l’grand champ, l’est plutôt plat. La terre
est bien meuble, c’est c’qu’y faut pour qu’ça pousse bien. C’est d’la
tourbière, si ça donne du goût à
, ça doit marcher aussi pour les cailloux. Le caillou
à embrasser doit être moussu et goûtu sinon personne n’en veut. Les champs
d’cailloux à embrasser c’est pas les plus faciles à écouler. Déjà c’est
exigeant comme type de pierre hein, à part dans des cas comme à Blarney, la
plupart doit être transformée en statue avant qu’on l’embrasse, faut qu’ça
résiste bien au burin, et qu’ça soit grand. Alors on doit pas mal sélectionner,
les deux tiers d’la production sont foutus à chaque récolte. La moindre p’tite
faille et c’est fini. Mais bon, comme ça s’revend cher on n’y perd pas trop
trop encore. On vend les mêmes pour les margelles d’fontaines magiques parce
qu’les gens font souvent des trucs bizarres avec les fontaines magiques… Du
temps des rois on en vendait aussi pour l’perron du trône, vu qu’les gens ils
passaient leur temps avec le nez dessus, mais maintenant ça s'fait plus, et
les gens n'viennent plus r'nifler les perrons…
Là bas là, on fait pousser les cailloux pour les cercles. Plus trop de demande pour ça maintenant. Avant on f'sait des cercles de pierre, il y avait d'la d’mande dans l’temps. J’veux dire un grand cercle de pierres dressées, c’est toujours bon pour l’tourisme, il y a plein de gens qui se déplacent pour voir ça. Mais les gens maint’nant ils veulent du tout cuit, quand on leur en propose c’est toujours « Oh bin non, on sait pas faire ça nous, faudrait qu’on trouve des cadavres momifiés pour cacher en dessous, les tumulus c’est trop d'boulot, on n’a pas les moyens d’embaucher un druide pour compéter le décor… ». Et après on a toujours des demandes du genre : « Vous auriez pas un p'tit château plutôt ? Un beau château en ruine qu’on poserait sur la falaise là. »
Pour sûr qu’j’en fais des châteaux, mais ça s’fait pas comme ça un château, des dizaines d’années d’culture avant d’en avoir un, c’est beaucoup plus long à produire. Et pourtant la terre est bonne ici hein, les cailloux poussent bien hein… Mais bon, on fait pas un caillou de 30m de haut en quelques pauvres années. Alors du coup quand on leur dit l’prix les gens ils veulent plus, ou ils repoussent la commande… Faut dire aussi qu’sur les châteaux on a la concurrence d’ces salauds d’écossais qui cassent les prix. Alors on doit brader aussi : pour un château ach’té, une tour en ruine offerte…
Alors le seul truc encore pas trop dur à écouler c’est les murets. Ca encore on en produit pas mal, parce que ça peut s’user l’muret, et les nôtres sont les meilleurs : bien droits sur des kilomètres, on passe par-d’ssus les collines, on s’arrête pas avant les r’bords de falaise, ils coupent le champs en deux parties distinctes : à droite du muret et à gauche du muret. Y a pas à s’tromper. Mais même ça la demande est en baisse. Trop de murets partout, et les champs qui s’agrandissent…
De t’tes façons ça va pas durer longtemps t’ça, le marché
commence à saturer ici, et on n’a jamais réussi à exporter. Le Japon et
vont p’têt importer un
peu pendant quelques temps, mais ils vont essayer de produire chez eux bientôt.
Oh la terre est moins bonne qu’ici, mais ça peut v’nir, ils feront importer la
terre qu’il faut. Et en Scandinavie il y a un marché mais ils n’investissent
pas trop chez nous, et ils préfèrent l’Ecosse eux aussi. Mon fils est parti
étudier à la ville, il reprendra pas l’boulot. C’est triste mais c’est comme
ça. On va revenir à des cailloux qui poussent d’façon anarchique partout, ou
alors on va s’faire bouffer par la ville. En tous cas c’est la fin du boulot
chez nous, j’trouv’rai plus un apprenti maint’nant.
Bon, ok, j’en rajoute peut être un peu, mais vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi ils alignaient leurs cailloux bien droits dans leurs champs là bas ? Pourquoi ils font des murets qui passent par-dessus les crêtes montagneuses (enfin collinesques) au mépris de tout bon sens ? Moi ça me dépasse.
22 juin 2008
5 fruits et légumes par jour qu'ils disaient...
Lors d’une discussion récente sur le thème des micro-ondes, j’ai eu
l’occasion de faire un bien triste constat : malgré tous les services
qu’ils nous rendent, les légumes n’intéressent pas les gens qui ne
savent, au final, rien d’eux ou presque. On m’a ainsi demandé à quoi
servaient les légumes, ou pourquoi on les payait… C'est avec
l'impartialité et la rigueur scientifique que vous me connaissez tous
que je vais tenter de répondre ces questions que je ne m'étais jamais
posées auparavant.
Commençons par un bref rappel historique : pendant longtemps les
légumes ont été les parents pauvres des aliments. Ils accompagnaient
les repas des personnes dont les moyens étaient limités, et étaient
facilement délaissés en échange de viande par ceux qui pouvaient se le
permettre. Les personnes aisées préféraient des nourritures dites plus
riches.
Pendant toute cette période, les perspectives d’avenir étaient bien
sombres pour les légumes, qui ne trouvaient personne pour mettre en
valeur leurs qualités intrinsèques. Comment espérer quoi que ce soit
d’une vie où tout le monde ne cherchait qu’à se débarrasser de vous ?
Quelle place trouver alors que la dictature de la viande et du gras
oppressait tous les autres aliments, que seul le pain arrivait à se
faire inviter à table en tant que faire-valoir ?
Et puis petit à petit les choses ont commencé à changer, le
développement d’une cuisine plus moderne a offert des opportunités pour
les légumes courageux qui osaient quitter leur campagne et aller se
faire cuisiner à la ville : la gastronomie a ouvert de nouveaux
horizons aux légumes qui voulaient réussir. « Mais lesquels ? » me
demanderez-vous.
Et bien les légumes se sont spécialisés dans le mannequinat. Ils sont
les vendeurs de rêve, les vitrines ambulantes du génie créatif des
grands chefs cuisiniers. Dans tous les grands restaurants sont
organisés régulièrement des défilés de petits plats de légumes, dits
aussi hors d’œuvres. S’ils sont encore souvent accompagnés d’une viande
(ce qui n’est plus systématique), celle-ci ne leur vole plus la vedette
; les rôles sont clairement définis : la viande nourrit, les légumes
décorent. Le spectacle, c’est eux !
Ce marché qui paraissait relativement marginal au début s'est beaucoup
développé, jusqu'à devenir partie intégrante du patrimoine culturel :
des concours internationaux sont même organisés au cours desquels les
cuisiniers de différents pays sont appelés à rivaliser d'ingéniosité
pour habiller leurs légumes et les montrer sous leur meilleur jour.
Alors bien sûr, tous les légumes ne peuvent pas devenir mannequins,
mais ceux qui n'avaient pas les qualités requises (comme les choux de
Bruxelles par exemple, à qui on reproche un aspect trop « campagnard »
et des rondeurs un peu trop marquées) ont pu profiter du renom apporté
par leur camarades pour se montrer dans des défilés plus rustiques,
voire parfois dans des foires à l'andouille, même si ce phénomène reste
encore rare étant donné les forts préjugés et le viandisme à tout crin
dans ce milieu.
Mais autant les légumes vivant à la campagne ont réussi des mariages
appréciés avec la cuisine locale, embrassant sans complexe les graisses
animales et végétales auxquelles les traditions locales voulaient les
associer, autant la vie devient de plus en plus difficile pour les
légumes mannequins. En effet, la concurrence entre légumes est de plus
en plus rude, et la demande pour une cuisine toujours plus fine en
pousse certains à dépasser les limites du raisonnable. Dans leur quête
éperdue de minceur, de grandeur et de beauté de peau, les légumes
mannequins suivent des régimes de plus en plus stricts, aucune erreur ne
leur est accordée. Ce contexte est encore exacerbé par la
mondialisation et l'arrivée sur le marché de concurrents asiatiques
tels que le tofu ou le ginseng.
C'est ainsi que les légumes mannequins ont commencé à se droguer.
Chaque spécificité demandée a sa propre drogue : les engrais servent à
la croissance, car les légumes se doivent d'être grands pour défiler.
Les pesticides servent à obtenir une belle peau, non rongée comme on le
voit trop souvent par les insectes. Un certains nombre d'additifs
servent à la rendre plus lustrée. Et enfin la cocaïne leur permet de
rester mince, ce qui n'est pas toujours évident à obtenir quand on se
gave d'engrais.
Ces cocktails explosifs sont responsables du dépérissement de beaucoup
de légumes. Associée au stress qu'ils vivent du fait de la fragilité de
leur position et de la possibilité d'être remplacés à tout moment,
cette addiction a menée plus d'un légume à sa perte ou au suicide. Et
un légume qui perd le goût de vivre n'est plus bon à manger, on le
revend donc à Herta pour en faire des saucisses, et le faire passer,
ultime outrage après la mort, pour un vulgaire morceau de viande.
Cette tendance n'étant dûe qu'à une mode stupide, il nous appartient de
la faire évoluer, en refusant cette mode de la minceur à tous prix et
du culte de l'apparence. Acceptons les légumes tels qu'ils sont,
encourageons les mariages viande-légumes et graisse-légumes. Et surtout
arrêtons de les faire à la vapeur parce que franchement c'est
dégueulasse et que c'est quand même bien meilleur en beignet, moi j'en
ai marre de toute cette diététique, rendez moi mes graisses bordel !
Car enfin ils étaient plus heureux quand ils étaient esclaves de la
viande, revenons à cette époque bénie !
05 juin 2008
Dites non à l'expérimentation animale.
Il est temps d’en finir, ils n’ont que trop souffert par notre faute
! Depuis le temps que l’homme joue aux espèces supérieures, il piétine
sans sourciller tout ce qui l’entoure, et méprise complètement les
animaux qu’il fait souffrir sans le moindre scrupule, au mépris complet
de leurs sentiments et de leur santé, et les exploite dans des buts
complètement oiseux.
Qu’on ose me dire par exemple que l’industrie du cosmétique a vraiment
besoin de tester ses produits sur des animaux ! Prenons le cas des rats
par exemple, imagine-t-on seulement les ravages que ces tests
produisent sur eux ? Les femelles sont complètement perdues : on leur
fait essayer rouge à lèvres, mascara, fond de teint sans même les
consulter sur les couleurs qui leur vont le mieux au teint, celles qui
ont la chance de tomber sur les bons produits déclenchant une jalousie
d’autant plus terrible chez les autres qu’il n’y a aucun moyen pour
elles d’y remédier (7).
Quand aux mâles leurs épreuves sont terribles : ceux à qui on fait
essayer les parfums doivent simplement se résoudre à ne plus pouvoir
renifler le doux parfum d’un morceau de gruyère posé élégamment sur un
piège, ni le piège lui-même d’ailleurs, marquant par là leur arrêt de
mort. Mais pensez à ceux sur qui on teste les mousses à raser… Le
ridicule encouru par un mâle glabre (6) en présence de femelles est
complètement insoutenable ? Cette situation amène une grande
frustration sexuelle et est la cause première du suicide chez les
populations de jeunes rats…
Mais tout ceci n’est que la partie émergée de l’iceberg, car figurez
vous que des animaux sont exploités juste sous notre nez dans
l’indifférence la plus totale ! Saviez vous par exemple que les
escalators et tapis roulants sont actionnés par des hamsters ? Les
pauvres bêtes, sortes de galériens modernes, sont condamnées à toujours
courir sur ce tapis pour le faire avancer, immobilisés dans une course
sur place éternelle… Pour éviter toute fuite, des bergers allemands (5)
surveillent les abords des tapis et n’hésitent pas à recourir à la plus
grande brutalité pour dissuader ceux qui restent de toute tentative de
mutinerie.
La liste est encore longue, que dire des écureuils coincés dans les
distributeurs automatiques de billets et qui doivent travailler même en
hiver, des perroquets qui doivent répéter sempiternellement les mêmes
phrases absurdes dans les caisses automatiques, ignorés des clients qui
n’en ont cure, des lucioles forcées à prendre des hormones pour briller
plus fort, plus longtemps et de façon complètement synchrone dans les
feux rouges (4)…
Tenez, ce tableau trop noir me dégoûte, je ne peux pas en supporter
plus. Conscient que je suis de votre sensibilité, je sais déjà que vous
allez agir pour que cela cesse, aussi au lieu de m’appesantir plus sur
le sujet, je voudrais profiter de la tribune qui m’est offerte et de
votre attention pour remercier ceux qui finalement traitent le mieux
leurs animaux tandis qu’ils encaissent tout le blâme ; j’ai nommé les
laboratoires de biologie.
Alors vous me direz « Oui mais ils les tuent ! ». C’est complètement
vrai, et un jour cela cessera. Mais pour le moment ils ont au moins ce
mérite, avant de tuer leurs pauvres petites victimes à poil, de les
initier au moins aux petits plaisirs que les autres animaux forçats ne
connaissent pas : ils jouent à des jeux où se mêlent plaisir (3),
domination (2), et juste ce qu’il faut de brutalité pour finir
d’exciter les braves bêtes avant d’en finir dans la joie. Finalement,
quelle plus belle fin que de mourir la queue entre les doigts experts
d’une biologiste (1) ?
(1) Qui, rappelons-le, ne porte pas de culotte, l’histoire ne dit rien sur les cuissardes en cuir par contre.
(2) Haha ! Essaye donc de te dégager pendant que je te maintiens sur la table !
(3) Oh, oui ! Caresse-moi le dos madame la biologiste !
(4) Et qui peuvent même pas choper !
(5) Des traîtres à la cause animale.
(6) C’est connu : un rat sans moustache c’est comme un steak sans moutarde.
(7) Rien de pire que le chouchoutisme pour détruire un groupe.
Si je fais pas un troll avec ça, c'est à en désespérer du net :p
30 mai 2008
Du déterminisme social chez les super héros.
On a facilement tendance à faire tout un plat du déterminisme
social, comme quoi l'endroit où vous naissez, la condition de vos
parents, tout ça allait forcément tracer votre vie entière. C'est
complètement ridicule ! Comme si tout ça jouait vraiment. Alors je vous
vois venir là dans le fond, vous allez me dire « oui mais regarde, le
racisme à l'embauche, regarde la discrimination contre les gens qui
viennent des cités, contre les vieux... ». Calembredaines que tout ça :
ceux qui viennent des cités on les emmerde pas pour leur couleur de
peau sauf si elle est pas nette, et les gens de couleur on les emmerde
pas pour leur provenance tant qu'ils ne viennent pas d'un coin pourri.
Quant aux vieux on oublie trop souvent de dire qu'avant d'être au
chômage ils avaient un taf, tout vieux qu'ils sont.
Non mes amis, la vérité est qu'on peut tous trouver notre voie, et le
meilleur exemple nous en vient encore des Etats Unis, qu'on décrit
pourtant souvent comme discriminatoires par excellence : il s'agit des
super héros. C'est vrai, on en trouve de tous les milieux pour
commencer, de Batman qui est un sale gosse de riche pourri gâté qui
s'amuse avec sa panoplie de gadgets à des pauvres comme ce Magnéto des
X-Men qui non seulement est juif, mais a du se construire tout seul.
Bon, lui c'est un super méchant, mettons euh... non, pas Spiderman,
c'est encore un gosse assez riche pour faire des études... Bon, mettons
un autre X-Men, on s'en fout au final, ce qui compte c'est qu'il y en
ait des pauvres.
Mais pas que des pauvres et des gens des « cités », on trouve aussi des
gens de couleur, comme Spawn qui est noir, ou La Chose des 4
fantastiques qui est orange (un cas assez rare pour être noté), ou
encore des gens atteints de diverses déficiences physiques comme
Daredevil qui est (très) malvoyant (on ne peut pas être aveugle et
politiquement correct, on se rabat sur un cas très grave de malvoyance
dans ces cas là). En fait, pas mal de super héros le deviennent en
raison d'une déficience physique quelconque (muscles tellement
surdéveloppés que c'en est moche, regard incendiaire mal maîtrisé,
femme à barbe...) qu'ils maquillent tant bien que mal en super pouvoir.
Et puis honnêtement, vous vous imaginez une classe sociale spéciale
dont viendraient tous les super héros ? Genre il doit représenter un
idéal le super héros, s'il a pas fait quelques études il vaut rien,
donc il faudrait forcément qu'il vienne au moins de la classe moyenne.
Ca donnerait l'air fin au moment de l'examen de super héros pour
obtenir le diplôme d'état de pas avoir suivi les cours officiels : « Je
vois que vous passez l'examen en candidat libre mr... Slipman ? Bon,
dites moi donc comment doit se dérouler l'interpellation d'un suspect
que vous avez maîtrisé.».
Tant qu'à être ridicules, pourquoi pas des lignées de super héros ?
Dans la famille Cornichon-Man je voudrais le fils... Pathétique... Le
fils serait noyé sous l'aura du père. Cornichon-man junior déjà ça fait
moins peur que Cornichon-man (qui soit dit en passant ne faisait déjà
pas très peur). Le fils serait donc réduit à noyer son aigreur et sa
frustration de ne pas pouvoir marcher dans les traces glorieuses et
vinaigrées de son père en bastonnant du petit loubard... On parlait de
super héros là, pas de flic minable dans un quartier pourri...
Non, vraiment, foin de ces bêtises, vous voyez bien que ça ne tient pas
debout et que la Super Heroes inc. est prête à engager n'importe qui
tant que le candidat fait preuve des qualités requises, et ce sans
distinction d'âge, de couleur, de sexe ou de condition sociale. Tout un
chacun peut se reconnaître en eux. Les super héros sont, à l'instar des
footballeurs chez nous, un exemple de ce que l'ascenseur social n'est
pas cassé, et de ce qu'on peut toujours réussir quelle que soit notre
origine, du moment qu'on travaille pour s'en donner les moyens, et
qu'on a des hobbies bizarres et inutiles.







