Absurdités biopsychotiques

Le blog d'une biologiste qui traîne beaucoup sur internet. Dedans y'a des choses belles, étranges, des bouquins, des photos et plein d'autres choses... inclassable, quoi.

17 août 2009

Pamphlet contre le libertinage

NdLR : Attention, ceci est un troll, article pouvant être drôle, et en tout cas, sujet à polémique. Il a été conçu ainsi exprès, ouais.


Un libertin est un humain assoiffé de sexe, qui ne veut ni payer trop cher pour assouvir ses envies, ni assumer d’éventuelles « conséquences relationnelles » liées à ses activités, ni être contraint de quoique ce soit en aucune manière. Le Littré définit le libertin comme un individu déréglé dans ses mœurs.

Historiquement, le libertin de mœurs nait dans la littérature avec Laclos et Sade, et d’autres encore, aux environs du XVIII ème siècle. L’un et l’autre prônaient une sorte d’anarchie sociale, allant au détournement des codes sociaux par la parfaite maitrise de ceux-ci dans les romans de Laclos jusqu’à la justification du meurtre chez Sade.

Le libertin moderne se définit lui-même comme un libre penseur, détaché des considérations sociales qu’il juge aliénantes. Et si cette « pensée » n’était que déviée vers le point isométrique de son corps et que le libidineux qu’il est n’était que soumis à la dernière mode relationnelle ?

Les conséquences néfastes de la pratique libertine au niveau de la population humaine sont possiblement les suivantes :

- La multiplication de propositions sexuelles absurdes ainsi que la prolifération de termes sexuels dans n’importe quelle conversation,
- La transmission accrue de maladies vénériennes,
- Le risque de mélanges génétiques induisant potentiellement une reproduction de ce phénotype social,
- La montée de l’intégrisme religieux.


De la prolifération de termes sexuels

Les pratiques sexuelles déviantes (dans sa définition sociologique, s’écartant des normes en vigueur dans son milieu), perdant leur bouclier de honte et leur statut de tabou, amènent à une plus grande liberté de langage, introduisant sans plus de retenue des termes jugés autrefois vulgaires dans les conversations. La conversation à détournement sexuel se vulgarise, prétendant appartenir au peuple.

Lorsque tout un chacun tente simplement d’expliquer l’expérience de pensée dite du « chat de Schrödinger », l’homme prétendument libéré y verra une allusion sexuelle au féminin du mot chat et surtout le dira.


De la transmission accrue de maladies vénériennes

Nombre de maladies à tropisme sexuel généralement non mortelles mais parfois fort ennuyeuses, sont ainsi transmissibles, en présence de préservatif masculin. Il en est ainsi de l’herpès génital (Herpes simplex virus 2), car localisé, au moment des crises, sur la part externe des organes sexuels féminin, par exemple. Producteur de papules désagréablement urticantes, il est potentiellement responsable d’encéphalites néo-natales.

Les papilloma virus (HPV) sont quant à eux responsables de l’apparition de chondylomes (verrues très moches, autrement appelées végétations vénériennes) et, pour certains types de ces virus, sont à l’origine de cancers du col de l’utérus.

De même la syphilis, causée par le très célèbre parasite Tréponème pâle (Treponema pallidum), maladie historique du libertinage. En fait, toutes les infections sexuellement transmissibles à lésions externes. Pour ce type de pathologie, lors d’éruption, crise, etc, le préservatif féminin est bien mieux adapté à la protection. Ces nouveaux libertins le savent-ils ? Savent-ils que l’emploi d’anti-fongiques locaux rendent poreux les préservatifs en latex ??


Du risque de transmission du phénotype

Lors de pratiques sexuelles libertines, à visée non procréatives, il arrive parfois des accidents dits « contraceptifs » qui pourront conduire à la conception non souhaitée d’un bébé humain. Par quelque étrange paradoxe, il peut se produire une non-interruption de grossesse. La conséquence néfaste, pour ce qui nous concerne ici (c’est-à-dire hormis tous les désagréments intrinsèquement apportés par le bébé humain lui-même), est le risque de transmission éducative (nous ne nous engagerons pas à évoquer l’argument fallacieux de la transmission génétique des caractères acquis) du phénotype libertin, pour le moins handicapant à l’échelle de l’espèce.


Du fondamentalisme religieux

Plusieurs préceptes religieux fondamentaux sont violés par la montée du libertinage. Parmi ce panel, citons « tu ne convoiteras point la femme de ton prochain », le respect de la vie divinement créée par l’emploi de méthodes contraceptives, ou encore les sacrés liens sacrés du mariage.

Ainsi, le religieux se met en colère et ne tente plus de modérer ces propos, même parmi les religions les moins enclines à la violence. Les JMJ en seront bientôt inquisitrices.


Libertins de pensée, cassez donc les dogmes intellectuels, levez-vous et parlez !
Simples libertins de mœurs, sachez, en vous protégeant efficacement, ne pas contaminer l’espèce et surtout vous taire !!

Posté par Ezrine à 22:09 - Communautaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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