28 novembre 2008
Gary Larson
Gary Larson est un auteur de BD américain né en 1950, maître du dessin absurde. BD n'est pas le terme exact, il est "cartoonist" et dessine la plupart du temps des planches à histoire unique : un dessin et une légende. Les deux sont d'ailleurs souvent en décalage.
Ces personnages fétiches sont des animaux : beaucoup de vaches, des poulets, des amibes, quelques humains, des professeurs, des hommes préhistoriques, des extra-terrestres, des monstres... Ses dessins, drôles et cyniques, représentent souvent des catastrophes dues à la bêtise de ses personnages, ou des situations classiques avec des personnages qui le sont beaucoup moins (la famille Alien réunie pour le repas de Noël, un des bébés alien sort sa tête de la dinde. "voyons, on t'a déjà dit de ne pas jouer avec la nourriture !").
Un de mes strips préférés représente des professeurs assistant à une conférence. Tous ont un canard sur la tête, sauf un... "soudain, le professeur Truc se rendit compte avec effroi qu'il avait oublié son canard à la maison".
Un autre exemple de légende : Dernière page du concours de médecine : question bonus (50 points) comment s'appelle ce truc qui pend au fond de notre gorge ?

On lui doit entre autres inventions le terme luposlipophobie
: la peur (phobia) d'être poursuivi par des loups (lupo) sur un parquet
de cuisine qui vient d'être ciré (et donc rendu glissant : slipo, du
verbe anglais to slip).Grâce au docteur Dale H. Clayton de l'université de Chicago, qui
précise ne pas travailler sur les insectes mignons, une nouvelle espèce
de pou a été nommée Strigiphilus Garilarsoni.
Gary Larson a trouvé cette disctinction très flatteuse : "de toute façon, je ne pouvais pas m’attendre à ce qu’on donne mon nom à une nouvelle espèce de cygne."

Il est l'auteur d'une série appelée "The far side", l'essentiel de son oeuvre. Si vous ne l'avez pas encore, je vous conseille de le suggérer pour Noël. Et comme pour les Monty Pythons et si vous êtes anglophones, en VO
14 novembre 2008
Violoncella
Ah... des instruments à cordes...
03 novembre 2008
L'absurde chez Enrico Macias (0)
Fut
un temps où (1) j’aurais refusé tout net de parler d’Enrico Macias.
Trop la honte, j’aurais juré ne même pas le connaître (2). ‘comprenez, j’ai pas la télévision, moi, j'sais pas.
Mais même sans télé (3), on ne peut pas nier que (4) cet homme fait
partie de la culture populaire, concerne le peuple, appartient au
peuple (5).
Alors, pour la préparation de la présente présentation que je ne
considérais alors déjà plus comme une pure punition, je lus la
biographie de l’homme.
Cet Enrico s’appelle Gaston ! Comme si Francis s’appelait Gaspard,
voyez. Et ce n’est pas la seule chose étrange de sa vie. Enrico
(appelons le Francis, pour plus de clarté (6)), Francis, donc, est né
le 11 décembre 1938, ce qui est une date passablement absurde puisque
si vous multipliez ses année, mois et jour de naissance et que vous
divisez le tout par 6090,857142857 vous obtenez 42 (7). On ne sait pas
trop s’il est juif, arabe, espagnol ou chrétien mais il semblerait
qu’il soit en lien avec diverses sectes religieuses (8). Il se dit de
gauche et a soutenu la campagne de Nicolas Sarkozy.
Lorsqu’il est engagé pour la première fois pour ses talents de
chanteur, c’est au « drap d’or » (9), quand tout le monde sait que
c’est celui
qui est dans le drap qui dort. Un de ses derniers albums s’appelle «
oranges amères » alors que les oranges amères, c’est soit un film sorti
en 1996, soit une base de confiture (10). De plus, Francis possède un
site internet, pas au poil, qui n’a pas été mis à jour cette année
alors qu’il n’est pas mort.
Sur le dit site, en page d’accueil, nous trouvons le cri du cœur de
l’homme qui a reçu le titre de chanteur de la paix et la légion
d’honneur : « Pour éradiquer le SIDA, aimons-nous, battons-nous !
» Il est à ce moment nécessaire de rappeler à notre ami Enrico que le
VIH est un virus qui se transmet par voie sexuelle et sanguine.
C’est-à-dire d’autant plus lors des pratiques sado-masochistes qu’il
recommande (« aïe aïe aïe comme je l’aime ! »).
Surtout, surtout !! Sa discographie est truffée d’absurdités, de
non-sens, lorsqu’il ne sont pas contres. Ecoutez-plutôt (11), son plus
grand souhait est « qu'on les reprenne en ch¿ur » :
• Un rayon de soleil, c’est une symphonie. (voir (11))
• Ne cherchez pas à comprendre, écoutez-moi, dit-il. Et en version remix, c’est encore le mieux.
• Les gens du nord ont dans les yeux le bleu qui manque à leur décor (les nuages avec ?)
• Enfants de tout pays, semez l’amour (encore un nonsense : par définition, un enfant n’est pas pubère.)
• laï laï laï (on lui a pas dit d’aller siffler là-haut sur la colline)
• Halleluja, suivez bien la cadence
• Aimez-vous les uns les autres (12)
• Je suis une ville égyptienne.
• Pour l’aveugle qui voit.
• etc.
Le plus absurde dans tout ça et que j’ai passé pour vous une soirée à écouter Enrico Macias, le jour de la sortie du nouvel album de Gojira.
(0) et comment faire une rédaction :
(1) Ne surtout pas utiliser « de tous temps les hommes », ça, c’est interdit,
(2) faites très attention aux doubles sens de certains mots,
(3) précisez tout d’abord les mots entiers avant d’user d’abbréviations,
(4) évitez autant que possible les doubles négations, vous risquez de perdre le lecteur,
(5) munissez-vous d’un dictionnaire,
(6) notez que les références visuelles ne vous seront que de peu d’intérêt à l’écrit, de la même manière, évitez les schémas ;
(7) ne donnez pas de fausses informations, à moins qu’elles soient invérifiables.
(8) extrapolez, mais pas trop.
(9) faites attention aux fautes d’orthographe,
(10) méfiez-vous de la dichotomie réductrice,
(11) les références auditives sont également à proscire,
(12) toujours citer ses sources.









