23 juillet 2008
Oy oy oy
Spéciale dédicace à ma soeurette. C'est quand qu'on la fait, en vrai ??
21 juillet 2008
Le bonheur de l'atomium au Belgistan
Comme le fait remarquer l'ami Donio, que je remercie au passage de me faire l'honneur de publier ses textes ici, ça fait bien longtemps que je ne vous ai pas écrit un truc. Ces derniers jours, j'étais en voyage au Belgistan, chez l'ami Germain. Je vais avoir l'occasion de vous raconter par le menu les agissements culinaires de ce monsieur, de vous présenter des petites choses rigolotes rencontrées en chemin et de vous dire à quel point il est agréable de discuter avec des gens chouettes.
Pour l'instant, parce que l'inspiration ne revient pas si facilement, je vous propose un voyage à l'atomium :
Et c'est quoi au juste, ce truc ?
C'est un monument construit à Bruxelles en 1958 à l'occasion de l'exposition universelle. Il mesure 102 mètres et est composé de neuf sphères reliées entre elles. Ces sphères ont un diamètre de 18 mètres et pèsent chacune 250 tonnes (à la feuille d'alu près).
Comme wikipédia vous le dira mieux que moi, "symboliquement, l’Atomium incarne l’audace d’une époque qui a voulu confronter le destin de l’Humanité avec les découvertes scientifiques". (ben oui, c'était sûr) Le truc, c'est qu'une fois là-bas, si on veut visiter, c'est 9€ par personne et il y a 80 marches à monter, en plus des ascenseurs et escalators et 186 à descendre. A ce prix-là, vous pouvez aller deux fois à la piscine.
(oui, alors, c'est des photos de photos, voyez, c'est pour ça que c'est un peu tordu)
Comme on est en 2008, ils ont mis en place une "pluie d'événements" pour fêter l'anniversaire de l'atomium. Notamment, un pavillon du bonheur. Oui, rien que ça. Fabriquée avec des caisses de Jupiler. Comme dans la pub qui était sur tous les abribus de Bruxelles.
Celle-la, là.
Je vous avoue qu'à 5€ le bonheur provisoire, en caisses de Jupiler vides, on a préféré aller boire une vraie trappiste en terrasse.
'Sont fous ces belges !
Roald Dahl
En 1990 je faisais face pour la première fois à la mort, je
n’oserais pas dire d’un proche, mais d’une figure tutélaire de mon
enfance, d’une icône qui m’avait bercé de nombreux soirs et avait
accompagné mes après midi oiseux. En 1990, mourrait Roald Dahl.
Je me suis alors pris à regretter de ne pas avoir pensé à lui écrire de
son vivant. Je crois que c’est la seule personne dont je me sois jamais
dit que j’aurais du lui envoyer une lettre pour lui crier mon
admiration. Je ne pensais pas au fait que je n’avais pas son adresse ou
qu’il ne lisait pas forcément le français, c’était une sorte de père
noël pour moi : tout le monde devait savoir qui il était et où lui
envoyer le courrier, il devait avoir une armée d’Oompa-Loompa pour lui
traduire les fan-mails en provenance du monde entier.
Mais non, je n’ai jamais pu lui raconter les journées passées en
compagnie de Charlie, Danny, Matilda, Georges et tant d’autres à subir
la violence du monde des adultes et à trouver toujours des moyens
astucieux et magiques de la contourner. Je n’ai pas pu lui dire combien
j’étais heureux qu’il prenne enfin les enfants au sérieux et leur offre
une véritable littérature et non la bouillie indigeste de bons
sentiments de la comtesse de Ségur et des autres auteurs pour la
jeunesse qui sévissaient avant Lui.
Car il faut le dire, il ne se moquait pas de nous : les enfants avaient
des vraies réactions d’enfants dans lesquelles on pouvait se
reconnaître, et un certain héroïsme à leur manière mais jamais romancé
à outrance, toujours dicté par les circonstances. Les méchants, quand
il y en avait, étaient souvent très bêtes et très méchants, mais on le
lui pardonne car ceux qui étaient moins bêtes étaient d’autant plus
terribles.
Les décors de ses histoires sont souvent un peu surréalistes ; dans ses
mondes les géants n’hésitent pas à venir jusque dans les rues de
Londres manger des enfants endormis, des génies du chocolat peuvent se
barricader dans leur usine pour produire des bonbons dépassant
l’imagination, des girafes ont le cou qui s’allonge à volonté, des
pêches géantes se baladent dans la nature, et des grands-mères un peu
sorcières s’y étirent inconsidérément.
Du coup les dangers sont nombreux : se faire manger par des géants,
attaquer par la fameuse grand-mère, transformer en souris par des
sorcières ou attraper par les cheveux et lancer à travers la cour de
récréation par une directrice d’école qui fut une ancienne championne
olympique du lancer de marteau sont des risques courants. Heureusement
que ses héros sont toujours bien épaulés et ne sont pas à cours d’idées
pour s’en sortir.
Roald Dahl c'est aussi une certaine irrévérence ; ses héros aiment se
baigner dans le cambouis, ou bien n'ont pas honte de "pétiller", ce qui
est bien moins vulgaire que si les bulles sortaient de l'autre coté. Il
nous apprend notamment que le respect est une chose qui se gagne, et
absolument pas un dû comme on tentait de nous le faire croire avant.
Bref, Roald Dahl c’est l’auteur qui le premier m’a fait découvrir
l’humour grinçant, qui m’a prouvé que la noirceur pouvait prêter à
rire, mais c’est aussi le poète un peu magicien qui était capable
d’imaginer des mots comme frambouille et schnockombre, et de charmer
toujours le lecteur en l’emmenant là où il n’aurait jamais pensé à
aller. Il est toujours trop tard pour que j’écrive cette lettre, mais
je compense en lisant d’autant plus ses livres.
A ce propos, quelques choix de lecture cités (peut-être) dans l'article :
- Charlie et la chocolaterie
- Le bon gros géant
- Matilda
- Sacrées sorcières
- Les deux gredins
- Tous ses autres bouquins.

















