30 janvier 2011
Dance in the lab!
Nous, les gens bizarres en blouse blanche, on est toujours un peu embêté quand on nous demande ce qu'on fait.
D'abord parce qu'à la question "qu'est-ce que tu fais dans la vie ?", la réponse est dans le labo. Certains répondent avec plaisir qu'ils vivent, font du sport ou du tricot et ils ne voient pas pourquoi cette question se référerait spécifiquement au travail. Pour nous, point d'échappatoire. Notre vie, c'est le labo. On va bien être obligé de parler de notre recherche.
En admettant que la personne qui vous ait posé la question soit sympathique (une réaction du type "tu es dans la recherche ? Et alors, tu trouves ?" est toujours pénible), il faut alors vous fendre d'une réponse adéquate. Si vous avez la chance de travailler sur la mort cellulaire, vous pourrez prendre un air sombre et un sourire de Dexter en répondant "je travaille sur la mort". ça le fait bien.
Evitez d'embrayer sur le fait que vous vous feriez bien votre chef (selon le sens, bien sûr) ou de rentrer tout de suite dans trop de détails qui risqueraient de perdre votre interlocuteur ("ben, en ce moment, je galère sur la mise au point des infections virales sur mes cellules primaires, tu vois, 2% de fluo, je vais pas pouvoir en faire grand'chose. J'essaye le protocole de complexation de polymères, à la chondroïtine et au polybrène. Tiens, c'est rigolo d'ailleurs, la chondroïtine vient du cartilage de requin !...").
Non seulement il n'y comprendra rien, mais en plus, il n'aimera pas trop que votre recherche exploite (oh, très très indirectement, vous, vous le savez bien) une espèce qu'il jugera menacée.
Une autre solution, c'est de danser. Oui, d'accord, tout dépend du contexte, de la musique environnante, etc. Mais vous pourriez faire une excellente chorégraphie à partir de votre sujet de recherche. Le célèbre magazine Science sponsorise une compétition de danse et le gagnant de l'année dernière est la chimie !
URL: http://news.sciencemag.org/sciencenow/2010/10/and-the-dance-your-phd-winner-is.html
En plus, le gagnant peut dire qu'il a publié dans Science (enfin... presque).
Si jamais vous êtes trop dégoûté par votre projet de recherche, il vous reste l'option du laboratoire de Zheng...
25 janvier 2011
La cuisine de l'optique
Parmi les méthodes de visualisation de vidéos en 3D, il y a les systèmes auto-stéréotopiques et les systèmes stéréotopiques (ou non auto-stéréotopiques). Les premiers sont autonomes, au sens où ils ne nécessitent pas le port de lunettes spéciales. Ils n’excluent cependant pas le port de lunettes normales et celui-ci est même recommandé, notamment dans le cas où, myope, vous seriez éloigné de l’écran d’une distance supérieure ou équivalente à votre punctum remotum [1].
D’après Chao-Te Lee et collaborateurs [2], le système stéréotopique est doté de meilleures performances que son concurrent, tant au niveau de l’angle de vue que de la non-superposition des images.
Pour ce type d’appareil, vous l’aurez compris, il vous faudra chausser une paire de lunettes spéciales (et débrouillez vous pour les mettre par dessus vos lunettes de myope). Et là, plusieurs technologies existent. Le principe reste cependant le même : il s’agit de leurrer votre cerveau en modifiant la réception visuelle. Pour cela, il faut dissocier la vision de l’œil droit de celle de l’œil gauche. On s’amuse à ça depuis longtemps d’ailleurs, voyez plutôt :
La stéréoscopie dite « passive » utilise une image modifiée et des lunettes filtrantes qui permettent d’attribuer une image à chaque œil. Ce sont les classiques lunettes rouge et bleu qui ont aujourd’hui leurs descendantes brevetées ou encore les lunettes polarisées.
En revanche, son pendant actif fait intervenir une communication entre l’émetteur (téléviseur ou autre) et le récepteur (les lunettes). L’émetteur indique alors aux lunettes quand obstruer la vue de l’œil auquel les images ne sont pas destinées. (Ce système est appelé « par obturation à cristaux liquides »). [3]
Alors, quand François Vogel (réalisateur français, notamment auteur du court métrage au fisheye, Cuisine) nous parle d’un nouveau système de visualisation 3D, consistant en 2 électrodes qui ferment alternativement un œil et puis l’autre, et puis l’un, et très vite, wizzzz zisss magnifique french accent [4], peut-on le croire ?
[1] Le point le plus éloigné encore vu net.
[2] Optics Express, Vol. 18, Issue 26, pp. 27079-27094 (2010)
[3] Entre autres sources : http://choixnumerique.com/tout-comprendre-sur-les-technologies-3d
[4] Je n’y résiste pas : http://www.youtube.com/watch?v=CVJ-W6LioB8
08 janvier 2011
Mon chagrin
Une douce mélanco-lodie, des sons bizarres en arrière fond et un duo de voix qui se connaissent bien.
En plus, le marché en photo au début de la vidéo, c'est là où j'ai acheté ma jolie bague en argent avec des roses (je ne sais plus combien de roses je l'ai payé).
07 novembre 2009
Shakespeare & co
Aux détours d'une balade en plaisante compagnie, je fus amenée dans cette librairie.
C'est un beau et bel endroit, plein de livres à la belle couverture...
Et puis avec un étage un peu spécial, comme un salon public. Il y avait une lecture à voix haute dans le fond de la salle et puis des affiches fort sympathiques.
En plus, ils mettent un joli tampon sur les livres, si on le leur demande.
(Pour avoir une idée pour de vrai de ce que c'est, cette librairie, vous pouvez aller voir ici).
09 septembre 2009
No cats day
Aujourd'hui, 9ème jour du 9ème mois de la 9ème année suivant 2000,
cette journée est particulière à plus d'un titre. Certains d'entre vous
auront acheté leur nouveau stylo de rentrée, d'autres fêteront des
anniversaires (ma nièce a 4 ans, c'est important), d'autres encore n'en
auront juste rien à cirer.
Mais c'est autre sujet que je voulais aborder avec
vous. Car il est un sujet grave, qui nous concerne tous, qui nous tiens
particulièrement à cœur.

Parce que les chats sont tellement mignons et adorables (choupinouuuuu !), lorsqu’ils actionnent eux-mêmes la chasse d’eau, qu’ils jouent du piano ou encore qu’ils s’éclatent contre vitre (mais les pauuuuuvvres !)... Ils sont exploités sur internet, exposés, transformés en objet. Ils ont besoin d’une pause !!
Le site internet Urlesque a proposé la journée sans félon qur internet :

Cliquez pour voir la « conférence de presse » des responsables du site (en anglais).
Et la vidéo d’annonce (notez la musique dramatique).
Pour lutter contre la propagation des félons, il vous est possible de signer la pétition.
17 août 2009
Pamphlet contre le libertinage
NdLR : Attention, ceci est un troll, article pouvant être drôle, et en tout cas, sujet à polémique. Il a été conçu ainsi exprès, ouais.
Un
libertin est un humain assoiffé de sexe, qui ne veut ni payer trop cher
pour assouvir ses envies, ni assumer d’éventuelles « conséquences
relationnelles » liées à ses activités, ni être contraint de quoique ce
soit en aucune manière. Le Littré définit le libertin comme un individu
déréglé dans ses mœurs.
Historiquement, le libertin de mœurs nait dans la littérature avec
Laclos et Sade, et d’autres encore, aux environs du XVIII ème siècle.
L’un et l’autre prônaient une sorte d’anarchie sociale, allant au
détournement des codes sociaux par la parfaite maitrise de ceux-ci dans
les romans de Laclos jusqu’à la justification du meurtre chez Sade.
Le libertin moderne se définit lui-même comme un libre penseur, détaché
des considérations sociales qu’il juge aliénantes. Et si cette « pensée
» n’était que déviée vers le point isométrique de son corps et que le
libidineux qu’il est n’était que soumis à la dernière mode
relationnelle ?
Les conséquences néfastes de la pratique libertine au niveau de la population humaine sont possiblement les suivantes :
- La multiplication de propositions sexuelles absurdes ainsi que la
prolifération de termes sexuels dans n’importe quelle conversation,
- La transmission accrue de maladies vénériennes,
- Le risque de mélanges génétiques induisant potentiellement une reproduction de ce phénotype social,
- La montée de l’intégrisme religieux.
De la prolifération de termes sexuels
Les pratiques sexuelles déviantes (dans sa définition sociologique,
s’écartant des normes en vigueur dans son milieu), perdant leur
bouclier de honte et leur statut de tabou, amènent à une plus grande
liberté de langage, introduisant sans plus de retenue des termes jugés
autrefois vulgaires dans les conversations. La conversation à
détournement sexuel se vulgarise, prétendant appartenir au peuple.
Lorsque tout un chacun tente simplement d’expliquer l’expérience de pensée dite du « chat de Schrödinger », l’homme prétendument libéré y verra une allusion sexuelle au féminin du mot chat et surtout le dira.
De la transmission accrue de maladies vénériennes
Nombre de maladies à tropisme sexuel généralement non mortelles mais parfois fort ennuyeuses, sont ainsi transmissibles, en présence de préservatif masculin. Il en est ainsi de l’herpès génital (Herpes simplex virus 2), car localisé, au moment des crises, sur la part externe des organes sexuels féminin, par exemple. Producteur de papules désagréablement urticantes, il est potentiellement responsable d’encéphalites néo-natales.
Les papilloma virus (HPV) sont quant à eux responsables
de l’apparition de chondylomes (verrues très moches, autrement appelées
végétations vénériennes) et, pour certains types de ces virus, sont à
l’origine de cancers du col de l’utérus.
De même la syphilis, causée par le très célèbre parasite Tréponème pâle (Treponema pallidum),
maladie historique du libertinage. En fait, toutes les infections
sexuellement transmissibles à lésions externes. Pour ce type de
pathologie, lors d’éruption, crise, etc, le préservatif féminin est
bien mieux adapté à la protection. Ces nouveaux libertins le
savent-ils ? Savent-ils que l’emploi d’anti-fongiques locaux rendent
poreux les préservatifs en latex ??
Du risque de transmission du phénotype
Lors de pratiques sexuelles libertines, à visée non procréatives, il
arrive parfois des accidents dits « contraceptifs » qui pourront
conduire à la conception non souhaitée d’un bébé humain. Par quelque
étrange paradoxe, il peut se produire une non-interruption de grossesse.
La conséquence néfaste, pour ce qui nous concerne ici (c’est-à-dire
hormis tous les désagréments intrinsèquement apportés par le bébé
humain lui-même), est le risque de transmission éducative (nous ne nous
engagerons pas à évoquer l’argument fallacieux de la transmission
génétique des caractères acquis) du phénotype libertin, pour le moins
handicapant à l’échelle de l’espèce.
Du fondamentalisme religieux
Plusieurs préceptes religieux fondamentaux sont violés par la montée du libertinage. Parmi ce panel, citons « tu ne convoiteras point la femme de ton prochain », le respect de la vie divinement créée par l’emploi de méthodes contraceptives, ou encore les sacrés liens sacrés du mariage.
Ainsi, le religieux se met en colère et ne tente plus de modérer ces
propos, même parmi les religions les moins enclines à la violence. Les JMJ en seront bientôt inquisitrices.
Libertins de pensée, cassez donc les dogmes intellectuels, levez-vous et parlez !
Simples libertins de mœurs, sachez, en vous protégeant efficacement, ne pas contaminer l’espèce et surtout vous taire !!
07 août 2009
Les non-vacances à Nice
Quand on travaille l'été, à Nice, on profite très bien des temps de non-travail. On voit des amis (merci à vous), on se met au frais au cinéma (Transformers 2 pas top, Harry Potter 6 top), on passe la soirée sur la plage...
[Beaulieu, les pieds dans le sable]
26 juin 2009
Des belles Pin-up que l'on aime voir en peinture
Les photos "Art de rue", c'est par là.
01 juin 2009
Il faut que je déménage...
Oui parce que chez moi c'est vraiment vraiment tout petit, que j'ai pas la place de faire la cuisine comme j'aimerais, parce que j'ai même pas la place de recevoir du monde pour manger ma cuisine, parce que l'été sous les toits, il fait vraiment trop chaud et que les gens bourrés parlent très fort sous ma fenêtre, des fois au téléphone pour engueuler leur copine qu'ils veulent empêcher de sortir.
Et puis aussi parce qu'aujourd'hui, je pensais passer un troisième jour de pure glande et qu'en fait, j'ai découvert d'étranges choses accrochées sur une poutre de ma chambre.
J'ai pas pris de photo mais j'ai trouvé ce que c'était...
Et dedans, plein de petites araignées mortes, comme là :
Elles avaient pas l'air pas nées, et puis elles étaient de couleurs différentes, ça devait donc pas être des nids d'araignées. En vrai, c'est des nids de guêpes maçonnes (du genre Sceliphron, il semble)... Elles paralysent quelques araignées, pondent dedans et construisent autour un espèce d'enduit qui peut être en boue séchée...
[Plus d'infos et des photos qui font peur, par ici]
Pas glop, non. Mais au moins, j'ai fait le ménage, du coup.29 mai 2009
Youhouuuuuu
Cinq fois que je les vois en concert, les gars de DSLZ. Cette fois-ci, c'était samedi au Polytech Festival. Et ben là, j'ai enfin osé leur demander un gribouillis sur un poster. Même William, le contrebassiste fou aux pieds nus qui est arrivé plus tard.
Ils sont trop mimis. [mode fan]




























